Bruits de Lune entre blues, rock mélancolique et electro-cold avec Kink Drop et Antonin Lasseur

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Bruits de Lune, c’est l’assurance de découvertes notables, dans une formule concerts/émission de radio déjà bien rodée. Le tout à raison d’une fois par mois, environ, ou de façon bimensuelle.
En ce mardi de mars, c’est du “dance-punk/synth-rock”, avec Kink Drop, puis du spleen rock électrifié avec classe, avec Antonin Lasseur, qui nous étaient proposés. La formation menée par Ynk Cauchy s’en sortant dans un premier temps avec les honneurs par le biais d’un gig à la fois froid et percutant, puissant et mélodique, dont émanent des plans indus et post-punk parfaitement imbriqués. On pense, parfois et par exemple, à Killing Joke mais c’est son propre terrain que le groupe défriche, avec succès et en prouvant qu’ici, on dispose de combos valeureux, capables de trousser de foutus bons titres.
La cohésion est donc de mise, elle le sera tout autant avec Antonin Lasseur, en quatuor devant autant à Murat qu’à Neil Young. Entre poésie rock honorant la langue de Molière, mélancolique, et élans blues-rock plus rudes et toujours stylés, le modeste leader issu de Creil se distingue à son tour, de façon personnelle et aboutie. Dans la foulée d’un album accompli, il faut mouche et valide la pertinence d’un Bruits de Lune à l’issue duquel on ressort satisfait des trouvailles offertes tant par le live que par les différentes interventions se tenant dans l’intervalle.
Photos William Dumont.