Sylvain Chauveau et Ensemble Nocturne – Down to the bone

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Paru à l’origine en 2005, via Les Disques du Soleil et de l’Acier, le Down to the bone (an acoustic tribute to Depeche Mode) de Sylvain Chauveau, flanqué pour l’occasion d’un bien nommé Ensemble Nocturne, ressort pour ses 10 ans. C’est Ici d’Ailleurs, label nancéien tout aussi “autre” dans ses choix et son catalogue, qui se charge de la réédition et si le contenu ne change pas,  il reste bien entendu merveilleux, offrant une véritable relecture aux morceaux de Dave Gahan et consorts ainsi qu’une alternative à leurs sempiternels remixes, souvent dignes d’intérêt ceci dit.


Ici, c’est la passion qui anime l’artiste et pour son retour au chant, celle-ci transparaît au détour de chaque morceau revisité. On y recourt à un panel d’instruments inédits (alto, violoncelle, piano et clarinette), on teinte les covers d’une douce mélancolie, on les dénude à l’extrême et à l’arrivée, outre le fait de remettre en valeur les textes du groupe de Basildon, on obtient un superbe Ensemble, plutôt…nocturne. Le décor est magnifique (Death’s door), on mêle, de plus, standards (Never let me down again, Enjoy the silence, Policy of truth) et essais plus discrets (Death’s door justement, Freelove). L’élégance du propos enchante, l’artwork a été modifié et, surprise, une série de concerts est à cette heure prévue, dédiée à Down to the bone. On imagine la communion, en l’occurrence, entre Chauveau et son assistance. Un Blasphemous rumours superbe au refrain mémorable et au delà de ce titre, une série de onze réalisations étincelantes dans leur ombrage, un écrin musical doucereux mais animé, de l’amour, aussi, pour la musique et pour une formation toujours d’actualité; il y a dans ce tribute acoustique tout ce qu’il faut pour se démarquer et parvenir à un résultat élevé.


Le mérite est d’autant plus grand que l’exercice de la reprise, s’agissant de titres au caractère “éternel”, n’est jamais chose aisée. On en félicitera donc chaleureusement Sylvain Chauveau et son Ensemble Nocturne. See the stars, they’re shining bright…


Site Sylvain Chauveau