Minuit – Minuit

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Une Ringer, Un Chichin, ça vous rappelle rien? Auteur d’une pop electroïde spatiale (Recule), à laquelle les textes de Simone Ringer donnent une belle ampleur et qui peut, aussi, prendre des atours rock synthétique complètement jouissifs (l’obsédant Flash en ouverture), Minuit sort son tout premier EP et celui-ci, porteur de cinq morceaux forts, délicats (Caféine), pourrait bien en faire la nouvelle coqueluche parisienne. 
Il y a là un groove sensible, une posture entre allant et cotonneux, qui force le respect. Roule illustre bien ce mix entre griffu et ouaté, venant grossir le nombre des pépites signées par le quintet. Volutes de “keyboards”, assauts rock, dansabilité permanente, attitude empreinte de coolitude créative, hymne à l’Amour (Sur les berges) en conclusion; Minuit a tout pour lui. Les riffs de claviers de Flash, énorme titre inaugural, donnent le ton, le chant, asexué, remarquable, aussi: il est Minuit, l’heure de se trémousser est arrivée. Elle se fera donc au son d’une première sortie bluffante, qui m’évoque, en qualité, le premier opus de Pharaon de Winter.
C’est dire, donc, si le résultat est bon et Minuit, un groupe à suivre tant dans ses embardées nocturnes que sur ses supports discographiques.