Showstar – Showstar

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Belge, abrité chez Vespasonic et Freaksville Music, Showstar a donc déjà de sérieux atouts dans sa besace, l’opus éponyme dépeint ici étant de surcroît son quatrième, le premier qu’il me soit donné d’entendre.
A l’écoute, nul étonnement d’y retrouver, donc, le contenu d’un groupe déjà forgé, basé sur une superbe pop qui choisit…de ne pas choisir entre mélancolie et instants plus marqués. Le procédé donne du coffre aux douze morceaux proposés, dont aucun ne fléchit, et Adults, vif, hisse déjà le quartet vers les plus hautes marches. Griffue et mélodieuse, chatoyante, la pop de Showstar possède le même impact que chez un Deus ou un MLCD, c’est dire sa qualité. Elle se pare ça et là d’instants ombrageux, Chris Danthinne ayant en outre ce ton enjoué dans le désenchantement qui fait mouche. Autour de lui, ça joue fin et racé, Casual est d’abord saccadé puis plus vif et son refrain simple reste dans la caboche. Tout ça est assez imparable, Mistakes on fire entraîné par la basse sert ce même doux-amer décisif qui ne manque pas de charme ni de caractère et Ramblings, plus appuyé, fait de même avec autant de brio.
On le pressent, rien ici ne sera à écarter, les motifs sonores sont en or, le ton juste, The liar s’ajoute naturellement à la longue liste des pépites pop simultanément soniques et aériennes. Puis à mi-chemin, le superbe Happy endings, désabusé mais enchanteur par son côté spatial, lunaire, et sa montée en puissance que couronne un élan noisy, fait qu’on se sent définitivement bien en compagnie de ce disque attachant au possible. Et dont la seconde partie sera à l’avenant, à commencer par le belle alliance vocale de Smile.no où intervient Angela Won-Yin Mak (Parlour), que relaie Nightbird, servi lui-aussi par une instrumentation soignée et aboutie. Follow me follow et son refrain encore une fois entêtant fait…qu’on le suivra d’autant plus volontiers qu’il se montre alerte et, à l’image de tous les autres titres, parfait, mélodique mais sans jamais tomber dans l’émotion feinte ou surjouée à la Coldplay voire Muse. Il y a dans cet album une âme, un ressenti sincère, des choeurs de toute beauté comme sur The trouble is, lui aussi au top.
Enfin, Full time hobby, aux  choeurs à nouveau beaux, céleste et léger, puis (I wish I was) Awake, ce dernier de façon leste puis plus rythmée et aussi concluante, au final noisy, mettent le dernier coup de pinceau à une oeuvre pop sans faille aucune, qui tourne déjà sans relâche dans mon mange-disques et risque fort de semer sa joyeuse grisaille dans nombre de chaumières d’ici et d’ailleurs.