Charlie Winston – Curio city

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Encore un artiste dont je ne connais rien à la réception de sa nouvelle production. La “faute”, en l’occurrence, à une impression de trop grande “politesse musicale” s’agissant de l’intéressé, à savoir Charlie Winston.
Curio city, l’album réceptionné et donc chroniqué en ces lignes, ne me démentira pas tant, malgré une certaine vigueur ça et là, il se montre sage à l’exception de quelques titres plus “osés”, si l’on peut dire. Wilderness, trop emphatique, et Truth ne renvoient que peu de relief, Say something rattrape l’entrée en matière perfectible avec sa pop vive, puis on retombe dans une forme de “coolitude” ennuyeuse avec Fear & love puis Too long. C’est “mignon”, musical mais sans réelle saveur, sans audace bien que le Britannique ait de ses propres propos mis “plus de lui-même” dans ce disque.
A côté de ça se présentent de belles surprises moins ennuyeusement émotives: Another trigger et son acoustique énervée mais finement jouée convainc, met de la rudesse et de l’obscur dans le registre du bonhomme puis Lately exhale un souffle 80’s de bon aloi. C’est le bon passage de l’opus, animé, moins “peureux”, et la funk groovy de Just sayin’ viendra même confirmer la bonne tenue de l’enchaînement. Idem avec la seconde version d’A light: si la première (A light (night)) n’avait guère épaté le quidam, celle-ci est bonne, entraînante, entre pop et funk. On commence alors à raccrocher au wagon, Evening comes réintègre ce feeling funky appréciable qui sauve Curio city, livre des motifs bien trouvés. Ceci avant que Stories ne précède trois bonus tracks dispensables (surtout le Radio edit de Too long, qui fait un peu doublon avec sa version de départ) dans son décor de cordes dont beaucoup ont fait usage jusqu’alors et qui, de ce fait, tombe un peu à l’eau.
Le Tobtok remix de Too long ayant le mérite d’apporter une touche dansante et saccadée au rendu, intéressante mais pas non plus mémorable, tandis que le remix de Lately par The avener dépare la version d’origine de son atour 80’s, validant l’impression mitigée laissée par Curio city, entre bons moments et essais prévisibles ou trop polis.