Low Life – Dogging

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Low Life est le projet d’un Australien achevant sa vingtaine à coups de cold-punk crados et passionnant, réminiscent, aussi, d’autres courants (cold-wave ou new-wave) sur cet impeccable Dogging. Huit titres suffisent à le créditer notablement, l’éponyme Dogging envoyant pour débuter sa froideur communicative à la The Cure/Joy Division, convaincant de suite l’auditeur le plus dubitatif qui puisse être. D’autant que Hammertime, du même tonneau cold greffé à des éléments new-wave et une impulsion punk récurrente sur le disque, frappe lui aussi fort. Les guitares, façon…Jessica 93 auquel le mec de Sydney fait souvent penser, sont vrillées, offensives, Speed ball fait dans un punk plus direct, débarrassé ou presque de toute autre influence musicale si ce n’est un climat régulièrement froid.
Mélodies urgentes et “destroy”, donc, mises en valeur par de belles grattes (Down at the dogs et ses airs de Beastie Boys des tout débuts) sont au programme et frappent juste, DNA le prouve brillamment mais c’est Dream machine, plus posé mais tout aussi noir, qui crée la surprise sous la forme d’une déclaration d’amour à…Rihanna, lancinante et répétitive. Si Tolman “délire”, il traite aussi de sujets plus graves et moins creux (pédophilie, racisme, hooliganisme..) et se révèle en tout cas grâce à un album au cachet certain, qui sur Emmie croise cold et new en rappelant Killing Joke. Friends accentuant cette impression en usant de riffs à la Geordie Walker, dans une ambiance cold pour une fois “ralentie”, bardée de guitares batailleuses, efficaces, et de vocaux crachés, dédaigneux. Pour une issue aussi dark et prenante que les sept autres morceaux d’un opus critiquable uniquement par rapport à sa durée réduite.