Du Plomb, interview

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Le groupe bordelais Du Plomb (rock stoner) sera en première partie des Tambours du Bronx au Krakatoa ce jeudi 2 octobre 2014. Arnaud, le chanteur du groupe, a répondu à quelques questions par mail pour nous parler des débuts du groupe mais aussi de leur maxi qui sortira en novembre et de leur nouveau clip.

Facebook de Du Plomb, Bandcamp de Du Plomb


Muzzart: Du Plomb est un tout jeune groupe. Peux-tu nous parler de votre rencontre et de la formation du groupe?


Arnaud (chant): Du Plomb est né d’un projet studio il y a environ deux ans. J’ai composé une dizaine de maquettes. Un projet rock sans guitare, que j’ai fait écouter autour de moi. Je ne savais pas trop où me placer sur le projet sur scène, je voulais rester à la batterie. Puis finalement, j’avais tellement pris mon pied en faisant les chants (qui étaient loin d’être parfaits sur les maquettes) que j’ai assumé ce rôle.


Une fois que je me suis senti mur, j’en ai parlé à des potes d’autres formations (les Voisins d’en Face, Lux Berline, Shoot the Pianist) et on a réussi à faire exister Du Plomb dans le monde réel. C’était il y a un an environ. Depuis, on a quand même réussi à changer trois fois de batteur (Yaêl puis Guillaume) mais ça y est, on a vraiment une équipe solide maintenant.

On a Seb à la Basse, Julien au Clavier et sampler et Jérôme à la Batterie. Nous ont aussi rejoint Pierre au son, Sylvain aux lights et Mathieu qui nous manage avec une putain de classe et d’efficacité.


Muzzart: Quelles sont vos influences?


Arnaud: Ce qui a donné naissance à Du Plomb ? Le maxi de One Day as a Lion (side project du chanteur de RATM, Zach de la Rocha). La basse était remplacée par un clavier rhodes saturé. Ca a un côté chaud, 70’s, vintage, c’est de la tuerie ! C’est vraiment dommage qu’ils n’aient sorti que 5 titres !


Et puis on a ajouté des influences comme du QOTSA, du SOAD, Marylin Manson et aussi des groupes de la vague Big Beat comme les Chemical Brothers. Même si on a pas d’instruments électroniques dans le groupe, leur manière de composer nous a réellement influencé. On nous a parfois parlé de ressemblance avec de NIN, mais j’avoue connaitre assez peu ce groupe (pardon, pardon).


En terme de chant, on voulait quelque chose de mystique, comme un raga indien, l’appel d’un muezzin ou un mantra tibétain. D’ailleurs au début toutes les maquettes avait des noms de villes indiennes (Hyderabad, Bopal, etc.). J’aime aussi le blues des origine, comme a pu le capter Lomax dans ses voyages. Des chants répétitifs qui tournent encore et encore. Un peu ce qu’avait fait Moby d’ailleurs.Au final, d’où que viennent les chants traditionnels, ils t’amènent vers une forme de transe, un moment où tu déconnectes le cerveau. La saturation sur la voix, au début c’était pour cacher la faiblesse du chant et puis ça a fait parti de l’indentité sonore du groupe.

Même si j’assume complètement ma voix maintenant, j’aime ce côté chaud et lo fi. On n’a pas de guitare, la basse est saturée, le clavier est saturé et la voix est saturée. Tu aimes ou pas, c’est pas grave,

nous on s’éclate.


Et enfin, il fallait que ce groupe ait un contenu politique. Les groupes comme RATM ou SOAD m’ont ouvert à des intellectuelscomme Noam Chomsky, Howard Zinn, des penseurs de gauche radicale. En parallèle je me nourri pas mal de presse type Arrêt sur Image,Le Monde Diplomatique, Fakir, et d’une émission de radio, Là Bas si j’y suis. C’est pourquoi, sur le maxi, on retrouve un économiste comme Frédéric Lordon ou un penseur comme Franck Lepage. Ils aparaissent pour porter des instants de réflexion entre deux morceaux.



Muzzart: Vous avez sorti un maxi en mars, comment se sont passés la composition et l’enregistrement des morceaux?


Arnaud: Le maxi a été achevé en mars, mais on refait une sortie officielle le 17 novembre. On a enregistré pendant une semaine chez Fred Duquesne, dans son studio à Paris. On a choisi Fred parce qu’il avait travaillé avec des groupes metal comme Watcha ou Lofofora, mais aussi avec des artistes comme Brigitte. Je voulais quelqu’un qui soit en capacité d’amener de la subtilité au milieu du chaos. Et il a fait ça à merveille.


Ca a été un enregistrement court et super efficace, cinq titres en une semaine.. Fred, en plus de ses compétences techniques, nous a aidé à construire notre son et à “éclaircir” certains arrangements. Le résultat est carrément plus lourd et plus carton que les premières maquettes. On a eu très vite des super retours sur les mixages. Et c’est un suédois qui a acheté en premier la version digitale du maxi !

Yaha ! Ca veut dire qu’on peut aller foutre le feu hors des frontières !


Muzzart: Vous venez de mettre un clip en ligne du titre “Let it burn”, tu peux nous en parler un peu?


Arnaud: Il se trouve que je suis aussi réalisateur de clip, de court et de documentaire (avec mon asso cheveux longs idées courtes). J’ai réalisé une trentaine de clips pour Dagoba, Les Tambours du Bronx, Watcha, etc. Let It Burn est un morceau assez lent, mélange de protest song façon RATM avec un pont indianisan et la présence des Tambours du Bronx. Quelque chose de très massif et en même temps aérien et tribal.


Et en tant que réalisateur, c’est assez difficile d’illustrer une musique que l’on a créée. J’ai voulu partir vers quelque chose de symbolique, très doux, très épuré, pour créer un contraste. D’où l’idée d’une nymphe, très belle, d’un cheval, d’un cracheur de feu et d’un forgeron, en slow motion. Tout cela sans montrer le groupe.Pour un premier clip, ça me semble une proposition forte. On voulait mettre en avant une réelle maturité artistique.


On a un prochain clip dans les cartons, plus dans un cliché sexy pole dance,ça apportera une touche différente. Il devrait sortir pour novembre.



Muzzart: Vous allez jouer en première partie des Tambours du Bronx au Krakatoa, comment s’est organisée cette première partie et que représentent le groupe et ce concert pour vous?


Arnaud: C’est une super étape ! Dix mois après notre premier concert dans une cave bordelaise, le programmateur du Krakatoa a jugé notre projet assez solide pour affronter une salle de 1200 personnes, en première partie d’un groupe mythique comme les Tambours du Bronx 

(ils reviennent quand même de New York après avoir joué Sepultura !)


Le fait qu’on ait fait un morceau avec les Bronx donnait une certaine logique à ce qu’on fasse une première partie, mais si ce qu’on avait proposén’était pas au niveau, on aurait jamais décroché la place.


On est super excités ! Impatients d’envoyer ce qu’on a bossé dur en répète ! Quoi qu’il en soit, c’est une super étape et on compte pas s’arrêter là. 


Muzzart: Des projets pour la suite?


Arnaud: Les dates sont en train de tomber petit à petit.

On va se concentrer sur les nouvelles compos pour étoffer le set,

continuer à travailler le show en résidence et réfléchir à une autre session studio.


Muzzart quizz:


Muzzart: Quel est le meilleur endroit pour écouter de la musique?


Arnaud: Casque à fond durant un tour de vélo en pleine forêt. Extrêêême ! Ou durant un film avec Christian Clavier. Encore plus extrêême !


Muzzart: Ton dernier coup de coeur musical?


Arnaud: En ce moment, je m’écoute un peu de classique. Concerto pour main gauche de Ravel. Sinon le dernier QOTSA, bien torturé et ténébreux comme il faut.


Muzzart: Y-a-t’il un festival auquel tu adorerais participer?


Arnaud: Il y en a plein ! Le Garorock, le Hellfest (pour voir Europe sans avoir honte) ou le Rock en Seine. Mais on jouera partout où on nous appellera. Au festival du Radis d’Eysines, en première partie de Dave, s’il le faut ! Voilà !!


Merci à Arnaud et Mathieu 


Muzzart: Vous allez jouer en première partie des Tambours du Bronx au Krakatoa, comment s’est organisée cette première partie et que représentent le groupe et ce concert pour vous?


Arnaud: C’est une super étape ! Dix mois après notre premier concert dans une cave bordelaise, le programmateur du Krakatoa a jugé notre projet assez solide pour affronter une salle de 1200 personnes, en première partie d’un groupe mythique comme les Tambours du Bronx 

(ils reviennent quand même de New York après avoir joué Sepultura !)


Le fait qu’on ait fait un morceau avec les Bronx donnait une certaine logique à ce qu’on fasse une première partie, mais si ce qu’on avait proposén’était pas au niveau, on aurait jamais décroché la place.


On est super excités ! Impatients d’envoyer ce qu’on a bossé dur en répète ! Quoi qu’il en soit, c’est une super étape et on compte pas s’arrêter là. 


Muzzart: Des projets pour la suite?


Arnaud: Les dates sont en train de tomber petit à petit.

On va se concentrer sur les nouvelles compos pour étoffer le set,

continuer à travailler le show en résidence et réfléchir à une autre session studio.


Muzzart quizz:


Muzzart: Quel est le meilleur endroit pour écouter de la musique?


Arnaud: Casque à fond durant un tour de vélo en pleine forêt. Extrêêême ! Ou durant un film avec Christian Clavier. Encore plus extrêême !


Muzzart: Ton dernier coup de coeur musical?


Arnaud: En ce moment, je m’écoute un peu de classique. Concerto pour main gauche de Ravel. Sinon le dernier QOTSA, bien torturé et ténébreux comme il faut.


Muzzart: Y-a-t’il un festival auquel tu adorerais participer?


Arnaud: Il y en a plein ! Le Garorock, le Hellfest (pour voir Europe sans avoir honte) ou le Rock en Seine. Mais on jouera partout où on nous appellera. Au festival du Radis d’Eysines, en première partie de Dave, s’il le faut ! Voilà !!


Merci à Arnaud et Mathieu