Sugar & Tiger – Télévisage

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Affaire de famille, unissant l’inénarrable Didier Wampas, sa compagne et ses deux fils ainsi que Jean-Mi, des Wampas, à la basse, Sugar & Tiger fait dans le “pink’n’roll” et assure par cette démarche un contenu crédible, équilibré entre mélodies 60’s doucereuses et vigueur punk.
Télévisage, le premier album de la troupe, regorge donc de titres élevés, certes immuables ou presque, mais entraînants à souhait et porteurs d’un genre attractif, le tout sans que ses géniteurs se prennent trop au sérieux. La voix de Sugar (Florence Vicha) caresse, l’instrumentation de ses comparses griffe avec style et on sent, derrière cela, la patte de l’expérimenté Didier. Car c’est toi, Chat uranium en ouverture; d’emblée et sans pour autant innover outre-mesure, Sugar & Tiger pose sa griffe, ses mélopées qui restent en tête, baisse la cadence le temps de Trestraou et fait mouche en variant donc le tempo, souvent “up” certes mais qui peut s’assagir (Paris-Monaco) sans que le contenu en faiblisse. Les morceaux, courts et efficaces, la plupart du temps urgents donc (Sophomore), forment un tout solide. Des choeurs simples l’étayent (Noël Christmas), les penchants sucrés de Sugar voisinent harmonieusement avec une instrumentation rock, et on profite aussi de morceaux plus directement rentre-dedans (Comme un Chinois).
Enfin, Henri met fin à l’épopée de façon…douce et amoureuse dans le propos -c’est la dominante et ça fonctionne à plein-, histoire d’enfoncer un peu plus encore le clou d’une carrière que le chef de file de ce projet mène incontestablement avec un beau brio.