Appletop, trio délibérément 90’s aux deux opus accomplis…

0
940

Dans la lignée d’un Brave Mountain impeccable, qui succède à un premier album déjà probant, questions à Appletop


  1. Après The city can wait, plutôt réussi pour un « debut album », quel était votre objectif au moment d’attaquer ce « Brave mountains »? Comptiez-vous rester dans la même lignée très 90’s ou, histoire d’étayer votre registre, y apporter quelques touches « autres »?

    Avant même la sortie de The City Can Wait, on avait déjà commencé à travailler sur de nouveaux morceaux. Entre la fin de l’enregistrement d’un album et la sortie, il se passe parfois pas mal de temps, et je crois qu’on avait déjà d’autres envies. Pour la lignée très 80-90’s, on  a toujours été là-dedans, mais il y a eu parmi les meilleurs groupes du monde, alors c’est plutôt chouette qu’on rappelle à certains cette période, non ? Nous on ne réfléchit pas trop pour ça tu sais..

2.Considérez-vous cette fameuse étape « du second album » comme décisive?

OUI. Encore plus que le premier album!


Je crois qu’on a travaillé sur l’album pendant deux ans, on a tout produit nous-mêmes. On a choisi les micros, écrit des chansons, pas mal qui ne sont pas sorties (une chanson pour laquelle on a écrit 28 couplets), on a enregistré, ré-enregistré, mixé,  pour parfois tout changer/ retourner en studio/puis garder les premières prises. 


Je crois qu’on savait ce qu’on voulait, mais aussi ce qu’on ne voulait pas. Puis les changements de label, tout le bazar. C’était pas gagné d’arriver à le sortir un jour. 

3.Vous en profitez pour partir en tournée dans l’hexagone puis au UK, tournée terminée à l’heure de répondre à ce mailer. Qu’en tirez-vous?

On est très content. On a vraiment l’impression que tout était plus facile pour nous en Angleterre. D’un côté, c’est plus sauvage, parce qu’il y a énormément de groupes, peu de place et des deals souvent assez rudes. Mais en même temps, plus de simplicité qu’en France. On a l’impression que les gens écoutent plus facilement la musique et “Ok, on aime bien, on te fait jouer”. Si c’est nul sur scène, ils ne te re-programment pas, mais sinon tu peux commencer à monter, essayer de jouer dans de meilleurs endroits…


4.Comment se passent l’écriture et la composition au sein du groupe?

Ce n’est pas vraiment figé. Parfois très naturellement, on se retrouve autour d’une idée, puis on arrive en faire quelque chose. D’autres fois, on va passer 2 ans sur un morceau qui ne nous plait finalement pas assez pour qu’on l’enregistre.

5.D’où vous vient ce goût pour les pochettes « fantaisistes »? Y-a t-il dans le giron du groupe une personne plus particulièrement dédiée à ce côté artwork?

On est tous les trois assez attachés à l’artwork. On a collaboré avec Braulio Amado pour la pochette de Brave Mountains. Ce mec est super talentueux et très patient, et on a quand même réussi à presque  le pousser à bout en lui faisant changer mille détails pendant des semaines. 


6.Vos influences sont-elles uniquement 90’s? On tendrait à le penser à l’écoute de votre son, très marqué par cette époque…

Ces penchants 90’s sont-ils pour vous une ligne de conduite, et d’avancée, définitive pour le groupe?

Avant qu’on commence Appletop, je pense qu’on était tous les trois à 90% la tête dans les années 90s. Maintenant, je crois que nous le sommes de moins en moins. Peut-être bien que si on arrive à faire un troisième album, on pourra enfin révéler nos influences reggae. Haha ! 😉


On n’est pas figé dans notre son, mais on ne veut pas artificiellement choisir une direction du genre “Tiens, on pourrait faire un truc plus electro! ». Je crois que ça fonctionnerait pas.  On veut juste faire un truc qui nous plait. 

7.Quel regard portez-vous sur la scène française actuelle? Y avez vous décelé quelques pépites ou groupes assez originaux pour plaire sur la durée?

Il y a des groupes terribles. J’ai tout de suite envie de parler de supers groupes qui ont grandi pas loin de chez nous : El Botcho, Grand détour, Mystic Motorcycle, Hifiklub (et pas mal d’autres). J’ai adoré le dernier album de Mermonte. 


Mais je ne sais pas s’il y a vraiment un public pour tout ça en France. Ces groupes arrivent à toucher un auditoire très indé, j’espère que plus de gens pourront y avoir accès un jour, mais c’est pas gagné encore!

8.Pour en revenir à Brave Mountains, le résultat final correspond-t-il à vos attentes de départ?

On est tous les trois assez content. Cet album représente pas mal de choses pour nous

9.Et pour finir, la tournée bouclée, quelles sont vos perspectives de travail à plus ou moins long terme?

On ne peut pas trop en dire pour le moment, mais il est possible qu’on fasse encore quelques concerts. On sera aussi à nouveau en train d’enregistrer des trucs très bientôt.

 

 On annoncera tout ça prochainement : www.appletop.eu

😉

Un grand merci à Muzzart d’avoir pris le temps d’écouter et de chroniquer Brave Mountains

Cheers!

Pierre C.