Chain & the Gang – Minimum rock’n’roll

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Nouvel album pour le Chain & the Gang de Ian Svenonius, et décharge racée de rock aux sources rétro, enjolivé comme d’habitude par de belles interventions féminines (Got to have it everyday, entre autres, et ses effluves bluesy d’abord déliées puis plus rageuses). Douze titres qui ne tardent pas à produire leur effet (la basse de Devitalize en ouverture et, déjà, ses chants associés, ses déflagrations riffantes aussi) et se drapent dans des atours garage, la plupart du temps, savamment concoctés. Des compositions qui n’omettent pas, non plus, les mélodies, et convainquent quel que soit le parti pris: nuancé  (I’m a choice (not a child)) ou plus rude, voire les deux dans un seul et même essai (Never been properly loved).

Minimum rock’n’roll, le terme est bien senti et décrit finalement bien le contenu, jamais surchargé, probant jusque dans son minimalisme bien joué. Des motifs ingénieux, simples (Stuck in a box, Fairy dust) valorisent d’autant plus l’album, qui part à l’occasion dans des plans distordus dont les mélodies émergent, ou se fait fonceur et jouissivement répétitif (Mum’s the word). La diversité est donc de mise, à l’intérieur de ce format garage seyant, aux reflets blues stylés (Crime don’t pay) et comme on peut le constater, chaque titre vaut son pesant d’écoutes. C’est en évitant la surcharge que Svenonius et ses acolytes atteignent la cible, même dans la mélancolie (What are you in here for?), puis sur un tempo leste et d’obédience, encore une fois bluesy, entièrement instrumental (Minimum rock’n’roll).

En fin de parcours, des riffs secs animent Curtain pull, au chant exclusivement féminin (joli contraste, d’ailleurs, entre ces accords rudes et la féminité vocale). Puis le punky, dans la vigueur, Everything worth getting (is gone) conclut donc énergiquement un ensemble de très bon niveau.

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