Bosco Delrey – The green tiger’s alibi

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Second album pour Bosco Delrey, du New jersey, après un EP révélateur paru il y a peu. Douze compositions pop au sens large, ancrées entre passé et son moderne, souvent bien troussées et dont l’allant peut parfois évoquer Baxter Dury (I wonder so en ouverture).

Les références à antan sont légion, audibles dès Egyptian holed up, la gamme est large et peut nous balader d’un titre léger (Serpent slap kiss) à des élans surf agités de bon aloi (Skippin’ like A 45) sans porter atteinte à la cohérence du disque, très racé. Le mec sait faire et livre de belles ritournelles, apporte un côté plus rugueux qui évite la lassitude, et orne joliment ses essais (2020 beware). A l’écoute, forcément, on adhère et The green tiger’s alibi constitue le prolongement parfait à Holed up, l’ep qui le précède.

Sur son second volet, la patine demeure, on se réjouit de l’urgence de While in wile out, du niveau de l’ensemble (pris individuellement, chaque titre dépasse la moyenne et collectivement, l’enchaînement tient largement la route), des nappes de claviers de Exquisite libs, couplés à des guitares acidulées et des encarts rockab’. Bosco Delrey applique de nombreuses bonnes idées dans la simplicité, sans trop en faire, et a de plus le bon goût de hausser le rythme à plusieurs reprises (Me I’m gonna leave me, excellent). La fin d’album garde de l’impact, entre Rave anthems, vivace, et la jolie pop-folk à deux voix de Water the garden, et notre homme confirme sans faiblir les bonnes dispositions entrevues sur ses sorties précédentes.