CongopunQ – No guns more drums

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Projet déviant orchestré par Cyril Atef de Bumcello, CongopunQ sort avec No guns more drums son second album. Entre carnaval funk-vodou et performance trans-dada, aidé par Dr Kong, l’opus ainsi enfanté s’avère être un petit bijou dépaysant, musical à souhait, doté d’une certaine sensibilité pop.
Dès Shake it all out, le groove se met en place, les nombreuses idées sonores font merveille et les voix envoûtent. Euphorisant, le titre donne une idée du contenu général sans toutefois en résumer la portée et l’étendue stylistique. Lady Gaza et ses gimmicks bien trouvés, ses voix encore marquantes, poursuit l’envoûtement. Puis EPO, au chant d’abord infantile, se montre lui aussi irrésistible, par son contenu ludique dans le son et son refrain aussi simple que fédérateur. Les invités produisent eux aussi leur effet, entre Zack Montana qui contribue au subtil et aérien Peeping Tom et Louisa Ould, au chant sucré, qui anime Trip with me. On le ferait volontiers, ce “trip”, mais c’est en musique qu’on le poursuit et avant cela, The world’s gone mad, saccadé, perché, aura à son tour fait sensation. Tout comme Take me with you, lui aussi funky, dansant, et imparable, suivi d’un Pink water incitant à la même danse.
Côté intervenants, on notera également la présence de Lateef the Truth Speaker sur You can get it, au funk suave, et un bon équilibre entre ce recours aux “featurings” et les créations entièrement “maison”, comme U boat, spatial et entraînant à l’image de bon nombre d’autres compositions.
Indescriptible du point de vue de son genre, nouveau, No guns more drums s’achève ensuite sans fléchir. Up and down, décisif car répétitif, puis Underground, posé mais fort à l’instar de l’ensemble de sons bien sentis, d’une atmosphère déliée empreinte de “coolitude”, le renforçant de manière incontestable. La seule réserve qu’on apposera au rendu étant un léger manque de réelle folie, une attitude trop souvent “cool”, justement, à mon sens.
Ce qui n’empêche guère l’oeuvre décrite en ces lignes de réjouir son monde, atypique et addictive qu’elle est.
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