Anorak – Go up in smoke

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Originaire d’Amiens, le quartet Anorak joue un hardcore-métal puissant, massif mais jamais irréfléchi, qui lui permet sur ce troisième opus d’atteindre un niveau plus estimable encore.
Aidé dans  sa tache par Clément Decrock à l’enregistrement et Nick Zampiello (Knut, Converge dont l’influence transparaît mais  s’avère digérée) au mastering, Anorak fait en effet preuve d’une maîtrise qui, d’emblée, génère un rendu certes brut, braillé (parti pris délibéré, assumé et finalement porteur de Mo, au chant) mais qui, ça et là et de façon judicieuse, instaure des pseudo-accalmies et, à chaque morceau, impose un impact et un savoir-faire dans le jeu et la composition qui force le respect.
I’ve never been illustre d’emblée le constat; la tension est omniprésente mais déclinée avec adresse, jamais d’une façon bêtement brutale et les variations rythmiques, ajustées, donnent de l’envergure au résultat. La démarche est efficiente dès ce premier titre, entre lourdeur et allant et suite à cela, jamais la qualité ne sera prise en défaut. Tout juste faudra t-il, devant l’ampleur sonore, parvenir à ingurgiter le tout sans décrocher, mais on y parviendra tant hardcore, grindcore et métal s’imbriquent ici sans jamais se prendre en défaut (Go up in smoke). L’album s’appréhende d’ailleurs comme un tout, un pavé pertinent dont on ne peut extraire telle ou telle partie. Des guitares sauvages, greffées à des cadences impulsées par une rythmique soudée, s’alliant à un chant qui, dans sa puissance récurrente, trouve une belle assise. La répétition des motifs (l’amorce de Damaged this day) fait son effet, les breaks apaisés tout autant (Horror for trance), et les Picards se permettent ensuite un enchaînement (Red cellar part I puis Red cellar part II) qui fait se succéder penchants lestes et vigueur plus alerte avec brio.
Il ne reste alors plus qu’à conclure sans creux de fin de parcours et Anorak, sur de sa force, confronte violence pensée et mélodie nécessaire (Backlash), pour ensuite achever sa marche en avant par un Vain dont les guitares, en intro, préfigurent l’excellence et qui prend fin sur une note posée bienvenue. Pour une copie, à l’arrivée, qui mérite la mention quand bien même une nuance plus marquée dans la puissance lui aurait permis de se montrer plus “digeste”.
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