Ventura – Ultima necat

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Révélé le temps d’un We recruit valeureux, aussi noise que mélodique, le trio suisse Ventura remet le couvert avec ce Ultima necat, qui intensifie le propos tout en conservant les belles mélopées du groupe (Superchunk, oui LE Superchunk des 90’s et late 80’s, influence Ventura et ça se sent jouissivement notamment sur Nothing else mattered).

Si le tempo est soutenu sur ledit titre, il se fait parfois plus plombé (Body language) et la qualité demeure. On suit Ventura tant dans ses instants à l’impact certain que dans ses moments mélodieux, superbes, et la suite donnée à About to despair, l’instrumental inaugural, est assez bluffante du point de vue de l’intérêt suscité. La combinaison entre puissance rentrée et douceur elle aussi mesurée est aux limites de l’addictif (Little wolf) et les helvètes se font maitres d’une alchimie certes déjà connue chez d’autres, mais captivante dès lors qu’on la met en place.

Le groupe se permet même un morceau au delà des dix minutes (Amputee), à la fois leste et agité, sans ennui aucun, et ses influences clairement 90’s exhalent ce qu’il avait de mieux dans cette ère. On l’aime quand il “trace” (Corinne puis Very elephant man) et dans toute autre option choisie, d’autant plus qu’il nuance son discours avec justesse et tape constamment dans le mille. Ses voix songeuses (Exquisite and subtle, dont l’intitulé résume bien l’album) couplées à une instrumentation plus “orageuse” régalent, à l’instar d’un bel et bon album. Lequel consacre Ventura dans son entreprise en nous offrant ça et là de superbes instants purement noise.