Les Femmes s’en Mêlent à la Lune des Pirates

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Festival désormais devenu incontournable, Les Femmes s’en Mêlent accueillait ce mercredi soir deux femmes d’exception; Liesa Van Der Aa, jolie Belge au violon enchanteur doublé de séquences expérimentales de bon aloi, et Marion Gaume alias Mesparrow, “one woman band” comme la première nommée, au registre plus feutré mais tout aussi attrayant.


Mesparrow

Dans la foulée d’un impeccable Troops, Liesa Van Der Aa s’est dans un premier temps fendue d’un set splendide, aussi beau que déviant, agrémenté d’une rudesse rock que son chant, superbe, et son violon magique accompagnent à merveille. Décalé, son carnet de chansons produit un effet certain et dévoile une identité propre, façonnée à renfort de passion, de savoir-faire et d’inventivité. Tout est ici joué live, comme le souligne la musicienne, et envoûte un public qui, s’il a eu le tort de ne pas venir en nombre pour l’occasion, a pu malgré tout faire une découverte de celles qu’on retient.

Liesa Van Der Aa

Concert marquant donc, de Liesa Van Der Aa qui l’achèvera entre autres sur une incroyable reprise du Nightclubbing d’Iggy Pop, parfait point d’orgue de son apparition. Ceci en nous recommandant par avance Mesparrow, qui débarque donc ensuite dans la simplicité pour imposer une collection de chansons née notamment de son dernier album, le fringant et bien nommé Keep this moment alive. L’accompagnement est léger, discret, la voix remarquable, délicate, et des perles comme I don’t want to grow up agrémentent un ensemble déjà hautement accrocheur. A l’image de sa première partie, Mesparrow possède cette capacité à prendre l’auditoire dans ses filets, une créativité jamais prise en défaut et, entre douceur et mordant maitrisé, met fin de fort belle manière à une soirée qui inaugure parfaitement le festival “LFSM”.

En attendant d’ici quelques jours la venue de Phoebe Jean and the Air Force et Skip & Die, nouveau temps fort de ladite manifestation.

Photos William Dumont.