Les fiévreux Movie Star Junkies à l’Ouvre-Boite de Beauvais…

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Nouvelle belle date, au Barasca de l’Ouvre-Boite de Beauvais, que la venue des Italiens de Movie Star Junkies, conjuguée à celle d’un groupe “du coin” ayant pour nom Tuesday Club et réunissant, personne ne s’en plaindra, d’anciens King Size.

Tuesday ClubFace à une assistance réduite -on se demande comment les Isariens peuvent manquer de telles affiches-, le groupe à la dualité vocale féminin-masculin a ouvert la marche…pour au final décevoir légèrement par la réitération de chansons certes bien troussées, sous influences Plimsouls approuvées et assumées, mais par trop semblables. Une diversité accrue aurait crédibilisé la troupe d’origine rémoise, visiblement assez douée et expérimentée pour assurer une certaine pluralité.

Néanmoins, les morceaux “balancent” et s’avèrent bons, assez en tout cas pour inciter à taper du pied et dodeliner du chef, mais on aurait aimé entendre un répertoire plus étendu, façon King Size justement. Ce à quoi le groupe semble travailler puisqu’un album, teinté de collaborations significatives, est actuellement en préparation.


Movie star junkies

Le temps de se rafraichir, de faire un tri sommaire des clichés pris, voilà qu’accoste une clique italienne au chanteur possédé, forte d’un rock tendu et classieux dans la lignée Gun Club ou Neil Young ou encore du R’n’B des 80’s. Le tout entre force, esprit encanaillé à la Birthday Party et élégance du son. Possédé, à l’image de ce Stefano Isaia aux poses qu’on retiendra, Movie Star Junkies assure comme attendu un concert de choix, authentique et aussi racé qu’enragé, aux touches “blues punk” mêlées à une tension ouverte ou plus bridée. Nombre de titres marquants s’extirpent de ce show à appréhender comme un tout, et qui laissera aux audacieux ayant honoré le Barasca de leur présence un souvenir très certainement durable.

Avant un mois de novembre lui aussi chargé en belles affiches, au sein desquelles “trônent” King Charles (superbe découverte à faire toute affaire cessante), ou encore Sallie Ford, Sandra N’Kaké ou Pony Pony Run Run.

Photos William Dumont.