School is Cool…is really cool

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Histoire de compléter de façon attrayante une prog’ notoire, la Lune des Pirates accueillait ce jeudi soir d’octobre la révélation belge School is cool, précédée par les locaux The Void, qui affichèrent pour le coup une vitalité renouvelée.


The Void

Gratuite pour les étudiants et détenteurs de la Carte Lune, puisqu’organisée dans le cadre des soirées I love my Campus, la soirée a d’abord mis en lumière The Void, visiblement revitalisé par l’arrivée d’un nouveau batteur et en tout cas plus pêchu, à l’évidence, qu’à l’habitude. On s’en réjouira et les amienois, souvent convaincants mais sans plus de nouveauté pour qui est habitué à les voir, ont servi en l’occurrence un set vigoureux, dans l’enthousiasme et la joie de jouer et ce, sans aucun écueil. Ce dynamisme, décisif, laisse augurer d’un nouvel élan qu’on appréciera pour le groupe, désormais bien rodé, soudé et ayant la mainmise sur son registre british pop au style assuré.

Presta de bon augure donc, avant l’arrivée de School is cool et sa pop à deux batteurs, plus violon, adjoints à une instrumentation “normale” et des chants associés, renversante. Forte elle aussi d’un impact certain, entre charme féminin et élan rocks contrebalancés par des essais poppy plus doux que le violon et de jolies mélopées éclairent, la formation belge a enchanté la Lune avec sa pléthore de tubes courts et efficaces, percutants ou “caressants”, et un jeu de scène basé sur une douce exhubérance.


School is cool

Le spectre pop du groupe, ouvert sans se perdre, dispose en effet d’atouts décisifs et d’un nombre certain de compositions tubesques, sans frime aucune ni effet de style dispensables, pour s’assurer l’unanimité d’un public venu en nombre. Et qui, en cette occasion a de toute évidence fait une trouvaille qu’il gardera en tête, en même temps que la “Lune” lui offrait, dans le même mouvement, une énième date estimable et une nouvelle occasion de se réjouir, de vivre un moment fort et de se fidéliser.

Le tout avant une Nuit Blanche 2012 qu’on pressent déjà intense et éprouvante, avec en chef de file A place to bury strangers ou encore Electric Electric.

Photos William Dumont.