Qualité et pluralité d’une Boule Bleue 2012 plus rageuse qu’en 2011…

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Après une édition 2011 attractive bien qu’un tantinet démonstrative dans le jeu, la Boule Bleue, référence en termes de musiques cuivrées, instaurait cette année une prog’ plus mordante, conclue notamment par The Headshakers le vendredi et un superbe enchainement DSC/La Ruda le samedi.


 Headshakers

Outre ces cylindrées déjà confirmées, nous eûmes droit à une certaine étendue stylistique, entre l’approche singulière du Bal pas comme les zôtres et Presko, atelier de musiques jazzy improvisées, puis Funky Bûche Factory, ensemble jazz-funk à l’allant certain bien que dénué de chant.

Avec, conjugués à ça, une convivialité de tous les instants et les prestations d’abord révélatrices des Headshakers et leur jazz-funk-rock remonté, première belle surprise de l’évènement, puis le lendemain de Skanka et son ska rock musclé, au rayon trouvailles, et pour finir des deux figures de proue de la Boule Bleue -DSC, qu’on sait redoutable sur scène et qui nous a encore une fois administré la retentissante preuve, puis la Ruda et son répertoire ayant gagné en robustesse, depuis leur tout dernier opus Odeon 10/14-, le plaisir fut intense et le village de Roisel cette fois encore en fête et en joie. Le tout au son d’une fusion plus haute en couleurs qu’en 2011.


Dirty South Crew

Joie décuplée donc par le Dirty South Crew, groovy, puissant et fédérateur, qui aura rallié à sa cause un public d’abord hésitant avant de faire corps avec le registre imprenable du groupe, transcendé par la scène et la magie qu’il y impose. Un live calibré de plus donc, pour les neuf Picards réussissant donc la prouesse de “mettre la pression” à une Ruda moins mouvementée  certes, mais aussi performante sur les planches. J’en veux pour preuve l’énergie déployée et la solidité des nouveaux morceaux, combinés à l’expressivité d’un chanteur classieux aux poses qu’on aura à coup sur prises en compte.

De plus en plus affirmée donc, la Boule Bleue promet une neuvième puis dixième édition (c’était là la huitième) non moins captivante, équilibrée entre pépites non-connues et formations de renom. Lesquelles se côtoient dans le Santerre pour le meilleur, à l’occasion d’un festival également ponctué par les facéties de Jack Moll, pittoresque “gloire samarienne” tout de rose vêtue.

Photos William Dumont.