Le Celebration Days, un festival recommandable à l’identité assise…

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Festival dans un esprit “Woodstockien” assumé et bien perpétué, le Celebration Days avait pour sa quatrième édition, la troisième “entière”, pris la décision de diversifier plus encore sa programmation, déjà de haute qualité. Organisé avec pertinence par une équipe ayant su évoluer au fil des années, il réunissait pour son édition 2012 quatorze groupes, ceci dans le cadre forestier, parfait, d’une petite localité de l’Oise.


DeepSeaGreen

Deux jours durant donc, il nous fut offert, pour la somme dérisoire de dix euros, d’assister aux prestations, souvent bluffantes de brio, de formations issues bien sur de nos contrées mais aussi de Belgique, du “UK” et des Etats-Unis…ou encore d’Espagne. De superbes découvertes (Hanami en duo raffiné, le one man band Dirty Deep, DeepSeaGreen, Prisma Circus et son rock 70’s bien sur, aussi fin que génialement leste et fuzzy à souhait, Poachers of Men, Syd Arthur au folk-rock aussi spatial que nerveux, The Yossarians ou The Flying Eyes en superbe conclusion, pour résumer) ou redécouvertes (Swinging Dice et son style rétro classieux, les locaux de valeur tels Cheap Wine ou Buddy Hemlock, les lillois de Primitive Low Tone et les toujours excellents Black Market Karma au psychédélisme aussi sonique que subtil et envoûtant, au sein desquels on trouve la pétillante Louisa) ont contribué à parfaire un évènement rock…70’s et autres, cohérent quand bien même des groupes différents dans le genre pratiqué se succédaient.

Syd Athur

Difficile donc de ne pas adhérer à un tel rassemblement, où n’importe quel amateur de rock large d’esprit mais authentique (c’est l’un des maitre-mots du festival, couplé à la passion de ses membres pour le rock “vrai” et sans artifices) aura à coup sur trouvé son bonheur. Et qui aura, de façon presque discontinue, injecté un sacré shoot, sain et salvateur, de plaisir sonore et humain à son public, d’ailleurs de plus en plus fourni; logique au vu de l’attractivité de l’endroit et du Celebration Days. Le tout entrecoupé d’un DJ set tout aussi qualitatif que la prog’ réelle, laquelle nous a transcendés et transportés, l’espace d’une fin de semaine, dans un univers “à l’ancienne” simultanément “trippy” et protecteur, éloigné de toute contrainte par trop entravante.

Grosse et belle réussite donc, qui plus est à taille humaine et dans la proximité, pour un festival amateur qui en vaut bon nombre d’autres à échelle plus conséquente et acquiert un statut, nullement usurpé, de référence du genre. Le tout dans la perspective d’éditions à venir au moins aussi accomplies.

Photos William Dumont.