The Cult – Choice of weapon

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Quasi-mythique désormais, la paire Astbury/Duffy continue avec brio et en dépit d’incidents de parcours et de line-up à afficher une verve étonnante et une belle vitalité, alimentées entre autres par la voix singulière du premier et les riffs dynamite du second.

Ce Choice of weapon, souvent très bon à défaut d’être parfait, illustre le constat et démarre d’emblée par ce que The Cult fait le mieux: un bon gros rock-hard qui tache, bourru, puissant, sur Honey from a knife. Puis on enchaine par ce Elemental light plus mystique, plus leste et à l’ambiance prenante, lui aussi représentatif du groupe, avant un The wolf lui aussi, à l’image du début d’album, cadencé et boosté par les riffs de Duffy. De toute évidence, l’alchimie est plus que jamais porteuse et même le posé et presque “slow” Life-death atteint la cible en même temps qu’il élargit et résume parfaitement le champ d’action du duo, ici aidé par le batteur John Tempesta et la bassiste Chris Wyse.

Bien bon cru donc, Choice of weapon propose ensuite un des meilleurs titres de la rondelle: For the animals et son hard aussi “impactant” que mélodique, orné ici d’un piano discret pris dans le flux d’un rock tendu. Cela nous fait une première partie de tout premier choix et on espère alors que la baisse de régime ne s’imposera pas. On est rassuré par l’énergie hachée puis directe d’Amnesia (on aime, on adore The Cult dans cette option), on se laisse bercer par Wilderness now puis cogner par Lucifer, insoumis, rageur, qui entérine ce retour fulgurant et voit The Cult s’adonner avec bonheur à ce qui lui sied le mieux. Puis ce sont des riffs à la AC/DC de qui animent et introduisent Pale horse, du même tonneau rock/hard que nombre d’autres compos, porteur des envolées guitaristiques mélodiques et offensives de Duffy. Et le climat plus psyché quoique bourru de This night in the city forever, captivant (la dualité chant Astburien/guitares Duffyennes est ici aussi portée aux cimes), vient asseoir l’attractivité d’un disque bougrement plaisant, leur neuvième, qui comble brillamment cinq ans d’absence.