Vegomatic – Auto stop

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Auto stop est un essai mariant musique et vidéo; un road-movie visible sur le net, réalisé par Thierry Los, de Vegomatic, et pour cette superbe illustration sonore, diverses “grandes dames” de son entourage dont la plasticienne Séverine L  avec laquelle il a mis en place les vingt courts métrages d’une minute accompagnant le contenu de l’album. L’action se tenant entre Paris et un village breton du bord de mer où l’auteur se rend régulièrement.

Los a donc imaginé des événements liés à ses voyages, se chargeant avec Vegomatic de les mettre en son. Et le résultat, entre plages new-wave alertes ou sucrées, ouvertures jazzy rétro merveilleuses (For M) et rock de caractère, est assez renversant. Des voix féminines issues donc de ses rencontres et connaissances rehaussent encore le tout et de Crazy butcher, saccadé et hérissé de guitares surf et de volutes synthétiques, de voix brèves, à l’effet déjà conséquent, à Route N12 qui clôt les débats sur un air electro-rock à la fois rageur et raffiné, un tantinet “surfy”, on se régale.  Les ambiances, plurielles, donnent l’impression de vivre au son des morceaux les “trips” du musicien, en plus d’une qualité musicale imprenable, teintée d’easy listening (The surfer) aux colorations jazzy/surf ou encore d’un rock rétro, façon BO “Tarantinesque” (Dansez le robot surfer), puis cosmique et groovy (I’m not sorry), pour les dix premiers titres.

Ensuite, le chant enfantin d’Amour lance la second volet sous les meilleurs auspices et enjolive, sur fond electro bien étayé, une BO parfaite que Tu es beau, également doté d’une voix féminine  sensuelle , vient ensuite parfaire. Aucun raté n’est à dénombrer, d’autant que les Dames se mettent ici en évidence en greffant leur organe vocal à de somptueuses trames (le détendu Colette’s cruising, chanté par…la voisine de Thierry Los, superbe!) et que dans le rayon rock alerte mais de choix, classe, on trouve par exemple 504 coupé , auquel succède le funk de Go yeah, tout aussi abouti.
L’ornement des morceaux, grandement inventif, est à mettre en avant et honore par exemple le trépidant Face to face, avant que l’énergie débridée de Hey ho, aux guitares rageuses couplées à des claviers aux touches discrètes mais décisives, n’emporte à son tour la mise. Imprenable, Auto stop poursuit ensuite dans cette même veine vigoureuse, à l’occasion d’un Surf stop à la fois spatial et puissant, ou de l’énormissime electro-rock de Going out.

Superbe réalisation donc, de Thierry Los, son groupe et ses collaboratrices, de surcroît plurielle dans les domaines abordés, que cette BO alliées à des vidéos ingénieuses.