Hyper Evel – Hyper Evel

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Trio de Brescia en Italie, Hyper Evel fait revivre avec talent la scène de Seattle, Alice in Chains et Soungarden en tête, sur cet album éponyme réussi de bout en bout, énergique et typique de l’époque tout en apportant au genre, par le biais de cuivres notamment, qui évoquent de loin les énormes Thee Hypnotics, une certaine fraicheur.

La formule à trois fait que le groupe joue serré, compact, sur une cadence souvent soutenue, parfois nettement plus leste (Desertica et son blues torturé, pesant ou l’amorce du disque avec Silly et un harmonica plaintif), et trouve une belle cohérence, étonnante pour une formation si peu datée.

On se régale tout autant de l’allant des Lost generation et autres Open every cage, à teneur très 70’s également, la verve instrumentale du groupe et la voix de Cristian Barbieri, entre Staley et Cornell, faisant elle aussi merveille. Les riffs, bourrus et de tendance bluesy en certains endroits, et une rythmique carrée accroissent la valeur des dix morceaux joués, de même qu’un plombé et ensuite plus alerte Al. Rien ne flanche, et un titre comme Just disgusting rappelle même le Paw de Dragline. C’est dire la fiabilité du contenu, qui continue sur la même note élevée, entre la vitesse de ce Strange country aux guitares géniales et les saccades de Animals, qu’animent ces guitares triturées. Le tout, orné par des cuivres, concluant brillamment un très bon opus, assorti donc d’une bien belle découverte.