Make the girl dance – Everything is gonna be ok in the end

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Duo français voguant de club en club et ayant pour but premier de “faire danser les filles”, Make the girl dance ne faillira surement pas à sa tâche avec ce premier album souvent electro-pop mais tellement dispersé (sans pour autant se désunir, ou alors très peu) qu’au final, non seulement les filles danseront mais en plus de ça, beaucoup y trouveront leur bonheur, le panel de climat parcourus et l’adresse des deux “boys” à créer des tubes instantanés parlent pour eux.

Everything is gonna be ok in the end est donc à dominante electro dansante, mais le paire Greg Kozo/Pierre Mathieu y injecte du groove et un allant funky (Broken toy boy, avec la superbe voix de Lisa Li Lund qui nous montre que les MTGD savent s’entourer) et des voix enivrantes couplées à une basse qui mène la danse (Kill me), usant ensuite de riffs détournés bien amenés sur Better under water. L’instant d’après, le rock prend ses quartiers sur le salace et tubesque Baby baby baby, allié bien sur à l’electro large du groupe.

Lisa “TBCT” ayant déjà, en ouverture, animé un Hair addiction sans défauts, poppy façon The Big Crunch Theory, suivi par le vif Breezy, au climat assombri et porté par des motifs sonores à la répétition obsédante et des voix opposées, lui-même relayé par The sand/The shivers, avec Marie-Flore (est-ce la rouennaise? si c’est le cas, je rajoute une étoile à l’ensemble…) et son chant charmeur, il ne sera pas nécessaire de décrire plus avant la teneur d’un opus fourni et comptant très peu de plages ne serait-ce que moyennes sur les quatorze dénombrées.

South, presque cold, ou cold-pop, avec cette quatre-cordes joufflue secondée par une guitare géniale, venant parfaire le tableau et intensifier la danse féminine…et générale, à l’instar d’une fin marquée par les guitares de feu de Glocken (idem pour ses synthés) que relaie ce Rocker 33 tout aussi mordant et pétri de groove, il devient évident qu’on tient avec Make the girl dance une découverte qui risque de s’inscrire dans la durée. Et qui, sur les deux ultimes offrandes, nous quitte avec brio, d’abord au son de Wall of death, susceptible de faire la nique aux Prodigy, aussi rock que délibérément electro, puis par le biais de l’electro-punk/funk démente de Tchiki tchiki tchiki, Little Barrie étant en cette occasion de la partie.

Eclectique et réussi autant dans ses collaborations que sur ses essais personnels, voilà donc un Everything is gonna be ok in the end au titre sacrément prémonitoire, aux effets addictifs et bénéfiques tant pour le corps que pour l’esprit.