The Jumpin’ Quails – Bishops in tea shops

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Trio turinois, Jumpin’ Quails arrive avec Bishops in tea shops à son second album, où il joue une sorte de rock garage, usant  sur un titre d’un chant en Français stylé (Pattie) façon Mustang, après avoir commencé par une plage rétro elle aussi racée et énergique, Green flamingo, que suit le fonceur Than today aux claviers adroitement couplés à une guitare acide. Les italiens ratissent large et envoient même une electro étincelante sur Marigot bay, animée, aussi, par des guitares remarquables et un chant non moins en vue.Puis c’est une trame bluesy, celle de Watch out!, qui réjouit son monde.

On le voit, The Jumpin’ Quails trouve la bonne mesure entre ses orientations et garde le cap du début à la fin, en se diversifiant sans trop se disperser, alignant ensuite A dysfunctional wave is coming from the south and I’m wet à l’acoustique fringante. On se régale de chaque composition, comme l’enlevé I met George Stephenson in my garden ou d’un Goodbye pussycat presque western tout aussi cadencé, ce groupe détenant de toute évidence une classe folle, et on ne boudera donc pas Gorgeous flesh, aussi bourru que fin dans ses riffs, rock’n’roll pêchu et remonté, ni la dualité vocale de Lunar 2079, attrayante à souhait.

En fin de parcours, l’intro aux riffs durs de One night stand, suivie d’un rock une fois encore majestueux, étayé par de beaux claviers, puis l’ultime réalisation, ce Talk to your father and lie à mi-chemin du lyrisme des Smiths et de plages bruitistes bienvenues, mettent la touche finale à un opus consistant, qui nous révèle un bon groupe italien de plus et possède un gout de reviens-y assez prononcé.