The Lovely Savalas – Pornocracy

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Duo italien porté à la collaboration et s’étant révélé suite à un premier EP que suivit un opus datant de 2009, The Lovely Savalas sort avec Pornocracy son second album. Il y invite une pléthore de musiciens, dont Nick Oliveri de QOTSA ou Martyn Lenoble, de Jane’s Addiction, ou encore Scott Mc Cloud (Girls Against Boys) et, il faut le dire, livre ici un travail remarquable, qui évoque souvent des Posies énervés. Mélodiquement, le rendu tient le haut du pavé (Trust no one), et dégage une belle énergie. Il se situe un peu à la croisée des styles, au carrefour des 90’s et des 00’s et si on compare le groupe à des formations ayant pour nom Radiohead, Stone Temple Pilots et A Perfect Circle, The Lovely Savalas développe un genre qui n’évoque ces influences que par bribes et tend à une personnalité appréciable.

L’apport des nombreux intervenants est de taille, combiné aux évidentes capacités de Giovanni Natalini et Angelo Sidori, Scott amenant par exemple sa sombre sensualité à Never break, fin, bourru et saccadé, Oliveri se chargeant lui de ce Armadillo final plutôt stoner, digne de son groupe d’appartenance, truffé de guitares probantes dans toutes les options.

Avant cela, chaque morceau mérite le détour, et ce dès All president girls et ses airs Posies délectables. Il faut dire qu’une belle sensibilité pop parcourt le disque, habilement couplée à une vigueur rock déclinée selon un panel élargi, à la Tool (en moins complexe) par exemple sur Dive, et le recours à un saxo sur Free disinformation amène lui aussi un plus, d’une part à cette chanson aux mélopées soignées, portées par un rock de caractère, à la fin orageuse, et par extension à un album sans faux pas. Chacun de ses titres peut d’ailleurs être mis en avant et le tout s’ingurgite sans en perdre la moindre goutte, The Lovely Savalas ayant de plus le bon goût de brasser ses sources d’inspiration avec bonheur. Les touches acoustiques et la mélancolie de Desert of December étayant son répertoire de fort belle manière, relayé par The others et ses frffs secs, entre autres réussites rythmant l’album.

Il résulte de cela un opus de belle facture, aux airs de découverte-surprise venue d’une Italie qui, décidément, nous offre de bien belles trouvailles, issues la plupart du temps de la boite de Julien Fernandez, 5ive Roses, qui en assure la promo avec goût et panache.