Brokken Roses – Dick reverse

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Pour les initiés et ceux qui les ont vus sur les terres amienoises à plusieurs reprises, Opposite prod est bien sur le label fondé par les Burning Heads, locomotive punk-hardcore mélodique hexagonale incontournable depuis ses premiers efforts datant des early 90’s. Et le label abrite donc aussi ce groupe récréatif qui inclut, en guise de dream-team du genre, LOLUX (Brigitte Bop): Drums, THE DUKE (Gravity Slaves): Bass, CABALLERO (Gravity Slaves): Guitar, et PIT ZERIA (Burning Heads): Guitar, Voc.

L’équipe ainsi constituée a donc fière allure et en dépit du côté détendu de ce regroupement, livre un album qui, s’il évoque bien sur les orléanais précités, se veut le reflet du goût prononcé de ses auteurs pour la mouvance stoner. Les guitares d’Ain’t got love le prouvent avec force et aplomb et dès lors, on ne doute guère plus de la capacité de Brokken Roses à réaliser l’amalgame juste et parfait des tendances privilégiées. par les intervenants Cette chanson est même un standard stoner, aux riffs lourds et qui se hisse sans efforts au niveau des QOTSA et Fu Manchu; c’est dire la portée de ce disque. Le second morceau, Do you really love, porte lui fièrement la marque des Burning Heads les plus agités qu’on connaisse, et rend donc parfaitement compte de l’esprit qui anime le quatuor, entre clins d’oeil à leurs formations d’appartenance et hommage de qualité à leurs “idoles”.

Comme chez les Burning Heads, tous les titres sont tubesques (Life can be good), l’énergie omniprésente et le rythme implacable comme sur The bubble, doté du rythme des Burning et de l’épaisseur, du “gras” des groupes dont s’inspire Brokken Roses.

Lorsque le rythme se relâche (Hell can’t be worse), le rendu demeure optimal et apporte une nuance profitable. Tant et si bien que les coups de boutoir bluesy/rock’n’roll impossibles à endiguer, aussi rapides que pesants, dans le bon sens du terme, sur leurs breaks, tel I’m coming, se montrent largement à la hauteur, de même que ce Brokken been fonceur, entre autres morceaux significatifs.

La fin de Dick Reverse tenant son rang, entre Blue demon et…la reprise façon B.H. du Kids in America de Kim Wilde, aussi amusante que réussie et prolongée par…une seconde relecture de la dame, en passant par le trio Brain in a box/The devil/Say goodbye, le premier offrant une trame bluesy bourrue très plaisante, on peut affirmer que ce projet entre potes, s’il pouvait au départ apparaitre comme étant avant tout dénué de réel sérieux, se solde par une brillante série de titres sans défauts, à l’image de la discographie des “parents” de Spread the fire.