Festival Musicalarue les 20 ans, 1e partie…

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Pour un anniversaire, ce fut un bel anniversaire, 20 ans que déjà ce festival MUSICALARUE au milieu d’un cadre naturel forestier, nous propose des programmations toujours plus belles les unes que les autres, et cette 20e édition ne faillit pas à la règle pour notre plus grande joie.


 


Vendredi 14 août, 16h30 me voilà sur les lieux, je plante ma tente au milieu d’un champs déjà bien fourni, l’ambiance est déjà chaude ; attendre jusqu’au soir et le premier concert.


   


         Ce soir c’est Emily LOIZEAU qui ouvre le bal sur la grande scène des Sarmouneys, magnifique scène avec en perspective les pins et les étoiles. Une étoile au milieu des étoiles, dans un autre pays sauvage,  Emily LOIZEAU a encore un fois maîtrisé son sujet, avec cette voix matinée de force et de fragilité qui fait tout son charme, l’aspect rythmique est toujours là, mêlé d’harmonie gospel, country-rock entre Neil Young et Tom Waits, les musiciens sont précis et les arrangements sont encore plus riches que lors du concert à la Rock School Barbey au printemps, je suis encore et toujours conquis par la belle musique d’Emily LOIZEAU.


 


         Après avoir retrouvé des amis au coin d’une rue, nous allons voir Alexis HK, sur la scène des barriques, un peu tard, c’est déjà presque la fin de son concert, mais je retrouve toujours cette façon qui n’appartient qu’à lui de raconter des histoires et de nous y faire prendre part, et puis ses dernières chansons issues de son dernier disque “Les affranchis”, sont un régal et encore plus sur scène. Pour terminer, “Ce que t’es belle quand j’ai bu” et c’est une standing ovation comme on dit dans les landes.


 


Puis retour sur la grande scène des sarmouneys pour y voir le groupe Debout sur le zinc qui domine son sujet. Avec pléthore d’instruments, clarinette, violon, contrebasse, banjo, accordéon et guitares bien sûr, ce groupe nous emmène dans leur univers entre chanson rock, variété musette et musique traditionnelle endiablée, le plaisir qu’ils prennent à être sur scène est communicatif et le public en redemande, les oreilles sont comblées. Et puis cela fait plaisir de retrouver ce groupe que j’avais découvert en 2001, lorsqu’au milieu de la campagne Aveyronnaise, nous étions partis pour voir un concert des Ogres de Barbak, qui finalement fût annulé, mais Debout sur le zinc les avaient remplacés au pied levé, puis ce fût au détour d’une jetée à Arcachon pour la fête de la musique 2004.


 


         Le temps de se rafraîchir un peu, on n’est pas des boeufs, et puis me voilà en face d’un ovni, une jeune femme hurlant que ses cordes vocales n’en peuvent plus, mais remettant toujours le couvert.


         Quelle énergie que diable !!! Elle a sûrement de qui tenir pour l’énergie scénique, les interpellations au public, la façon de bouger sur scène, et puis musicalement c’est du rock, bien trempé, du qui vous prend aux tripes, quelque part entre LedZeppelin et Janis Joplin, et quelque chose des Stooges.


         Bref la belle IZIA était au rendez-vous, sur une scène bien nommée, la scène Saint Roch, même si les thèmes abordés ne me touchent pas directement, histoire de génération, elle n’a pas tout a fait 19 ans, c’est l’énergie qui compte. “24/09/90 ma petite gonzesse a vu le jour, dans la nuit, c’est comme si, un tremblement de terre, un volcan un raz de marée me secouait de la tête au pied…” son père, le grand Jacques HIGELIN avait vu juste lorsqu’il chantait la naissance de sa fille avec “Ce qui est dit doit être fait” sur son magnifique album “Illicite”. (1991)


 


Je rentre me coucher, des notes plein la tête et cela ne fait que commencer, à suivre…


 


 


Fab’


 


 


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