Shaolin Temple Defenders – Chapter II : gettin the Spirit

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Depuis maintenant quelques années, ces moines Shaolin gardent avec ferveur le temple de la soul et du funk. Et en bons moines qu’ils sont, ils n’ont pas rechigné sur le travail et l’entraînement pour arriver à ce niveau de maîtrise de la soul-power, du revival James Brown, et viennent s’ajouter aux autres défenseurs de ce genre musical, telles Martha High (qu’ils ont accompagnée sur scène) ou Sharon Jones et ses Dap Kings.

Alors, que dire ? La soul se ressent, fait vibrer, alors mettre des mots dessus, c’est forcément un peu afadir le propos. Comment retranscrire avec justesse la justesse jamais prise en défaut de la section rythmique ? Basse, guitare et batterie font feu de tout bois pour déclencher déhanchés lascifs ou pas plus énergiques : les cuivres roucoulent pendant que l’orgue zèbre les différents titres de ses complaintes. Et dans cette espèce de coulée de lave en fusion, il y a The Lion of Bordeaux, chanteur du groupe et épatant personnage qui incarne à lui tout seul l’archétype du soul brother, celui qui chauffe le public en martyrisant micro et cordes vocales. Bourré des meilleures intentions (danser, transpirer, faire l’amour), le disque est ainsi un modèle soul intemporelle. Prônant la libération du corps pour apaiser l’âme, les chansons sont principalement “high energy”, que ce soit au travers du groove qui les fait vibrer (“You Keep Turning Me On“, “International“) ou en étant plus funk (“Watch Your Step“). Et qaund il faut lever le pied, pour roucouler de plaisir, alors les mélodies se font plus suaves, les cuivres (saxophone et trompette) ne rugissent plus mais minaudent, comme sur la bluette anodine (mais pas anecdotique !) “Something to Share“. Les instrumentaux (“The West Wide Strut“, “Southern Bug-A-Loo“) nous ramènent quant à eux dans un épisode de Shaft ou tout autre film issu de la blaxploitation, et enfin, les soul sisters veillent avec chaleur sur cette troupe, comme Martha High et Dionne Charles, respectivement sur la sensuelle “Don’t Tell Me It’s Over” et la plus grave “Message to the Soul Sisters“. Pour ce voyage dans le temps, à une époque justement intemporelle, il est fortement conseillé d’embarquer avec les Shaolin Temple Defenders. Vous n’y apprendrez pas d’art martial, mais vous y soignerez votre âme !

Le Myspace des Shaolin Temple Defenders