KlimaX – White Lie

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Il me faut déja avouer que je ne connaissais pas ce groupe avant qu’une “collègue” fort sympathique de ce webzine ne me l’envoie gentiment via notre estimable (…) Poste.
Eh bien il me faut vous faire, après écoute, un second aveu: ce trio bordelais formé il y a peu impressionne déja, sur cet album, par sa capacité à composer des brulots rock’n’roll entraînants et gorgés de riffs explosifs, faisant d’une base assez commune au départ un vecteur d’excellence et de performance plus que fiable.
Si on s’intéresse un peu à la genèse du groupe, ainsi qu’aux goûts de ses membres, on se rend déja compte que des trois musiciens présents, deux sont issus de Spudgun, valeureuse formation faisant dans un rock lui aussi vivace. Ensuite, des tendances délibérément 90’s (allez, je ne résiste pas et vous souhaite bonne lecture: Samian, Down By Law, Burning Airlines, At the Drive-In, QOTSA, Kepone, Fugazi, Rival School, Aïna, Burning Heads et les Portobello Bones, entre autres, sont inscrits au “fichier” des influences de ce trio inspiré.
Et en huit titres, et autant de réussites si ce n’est un “Ghost of the past” peut-être -quoique- moins immédiatement convaincant en fin d’album, les bordelais digèrent ces influences et les réinvestissent avec une belle maitrise pour élaborer des titres personnels, à commencer par “Bumptious” et ses mélodies ornées de guitares décidées et d’une voix racée et donc très…90’s elle aussi, puis “How wet city“, plus saccadé, plus noise, digne de ce listing alléchant et qui confirme le constat dressé plus haut.
Outsider” fait ensuite dans le massif, le noise, en évoquant les Sleeppers, autres bordelais valeureux, en plus mélodiques, puis “No fame” rappelle lui les Burning Heads, ces titres se hissant au niveau de ceux composés par ces références, ce qui constitue déja une grosse performance au vu des productions des aquitains et des orléanais.
Se présente ensuite un “White lie” d’abord délicat, qui accélère ensuite pour finalement imposer une alternance bienvenue dans les rythmes et les climats, “In the mood for hate“, saccadé et plutôt rapide, mais bien tempéré par des breaks très justes, prenant le relais pour asseoir la bonne impression, la révélation même, suscitée par ce “White lie“.
Enfin, “Kill the robot” précède le “Ghost of the past” dont j’ai parlé en ces lignes et se pose en parfait amalgame entre mid-tempo et parties fonceuses, se voulant le parfait reflet de l’intensité et de l’allant qui caractérisent cet opus sans faute de parcours, largement à la hauteur, donc, d’influences dont la nature, avant même l’écoute de “White lie“, incitait déja à un certain optimisme quant au contenu de ce petit digipack sobre et classieux.