The Shangri Las – The Myrmidons of melodrama

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Autant le dire d’emblée; cette fois, je ferai dans le court, et ce pour deux raisons: d’une part, ce disque inclut plus de trente titres, ce qui vous évitera mon “titre à titre” si souvent usité, et d’autre part, je ne peux que le dire sans détour: j’adore son contenu.
En effet, ces filles ont (ou avaient, étant donné que dans le cas de ce groupe, on parle de 60’s, tout de même) un sens de la mélodie particulièrement aiguisé et mettent ce don à profit pour nous régaler de titres non seulement irréprochables sur le plan de leur valeur intrinsèque, mais dotés d’une belle diversité et ne se cantonnant pas forcément au format pop de départ, même si celui-ci reste bien sur la ligne conductrice de ce recueil exhaustif des productions de ces demoiselles.
Et si l’excellentissime “Leader of the pack” fait figure, de par son statut de tube reconnu, de…leader de ce disque, c’est l’ensemble qu’il faut distinguer et mettre en avant, ce qui éclipsera sans problèmes le côté “boys” des textes des Shangri Las.
On comprend d’ailleurs aisément, à l’écoute, où un groupe tel que The Pipettes, au premier album étincelant, est allé puiser son inspiration. Car c’est aussi ça, la marque des grands groupes; servir de base, de source d’inspiration à certaines autres formations au point que celles-ci pourront, partant de là, se transcender et composer des oeuvres abouties et convaincantes.
Mais aussi, et surtout, traverser l’épreuve du temps avec succès, ce qui est ici le cas tant les chansons concernées sont encore actuelles et, parallèlement à cela, font preuve d’un charme “rétro” assez irrésistible.
Envoûté donc, par ce côté “ancien”, on se réjouit également de la vigueur qui anime certains morceaux comme “Give him a big great kiss (alt)“, ou encore “Simon says” et “Simon speaks“, ainsi que de la variété présente, qui nous permet d’apprécier à égale valeur, et de façon similaire, chacun des morceaux écoutés, et par conséquent l’ensemble, de la quiétude de “Remember (Walkin’ in the sand)” en ouverture à un “Bull dog” plus remuant, en passant par exemple par un “Never again” à mi-chemin des deux options.
Que dire donc pour conclure, si ce n’est qu’une fois encore, on ne peut que se rendre compte, à la rédaction et après écoute, de l’absolue nécessité de se replonger dans l’oeuvre des groupes de référence, pour en mesurer la valeur et l’impact, énorme, sur les productions actuelles.