RedLight, interview

0
1632
 
  RedLight est un groupe de rock marseillais qui a enregistré cette année un premier album intitulé Crash System Control. Trois membres du groupe, Londres (chant/guitare), Guy (batterie) et Dapé (guitare) ont répondu à quelques questions pour une interview par mail.1. Redlight s’est formé début 2007, comment vous êtes-vous rencontrés et avez décidé de former le groupe?

Londres: Je connais Dapé, Guy et son frere Denis depuis l’enfance. On a toujours fait de la musique plus ou moins ensemble. J’avais participé aux premiers pas de notre première formation Rock, Wendigo, quand on avait 15 ans. Ensuite Dapé, Guy et Denis avaient monté leur premier groupe de Reggae, La Grande Famille, avant de jouer ensemble dans Raspigaous et d’autres formations telles que Toko Blaze, 38 Dub Band ou Lo cor de la plana où Denis chante toujours à ce jour.
Avec Guy et Seb de Morphey, on avait formé en 2000 Interstellar Wave Watchers avant que je parte a Londres pour travailler. Après y avoir passé 5 ans, je suis rentré sur Marseille avec l’envie de créer un nouveau projet. J’ai commencé à travailler sur de nouveaux morceaux avec Dapé et logiquement Guy nous a rejoint très rapidemment.

Dapé: Tout cela s’est fait très naturellement, c’est juste l’envie de faire de la musique qui nous a reunis. Aprés plusieurs tentavives infructueuses, l’accés aux nouvelles “formes” de musique tels que les samples/boucles ou la mao nous a permis de travailler notre “son”.

Londres: On s’est retrouvé au bout d’un moment avec une vingtaine de titres qu’on a décidé de mixer et masteriser afin de pouvoir les présenter au public fort de très bonnes réactions à nos démos sur myspace. Gérald Kuentz a fait un boulot énorme sur l’album, sur le mix et le mastering et en Janvier 2008, l’album Crash System Control est sorti en téléchargement distribué par believe.fr sur toutes les plateformes de téléchargement légal.


2. Comment s’est passé l’enregistrement de Crash System Control?

Londres: Avant de commencer à travailler sur ces titres, Dapé avait composé “(Rock is dead)” et “Bring it Down!” sur lesquels j’avais posé les voix. J’avais également écrit de nouveaux morceaux. Tout cela a été fait sur nos ordinateurs respectifs avec les logiciels habituels. Nous avons ensuite passé plusieurs mois a développer les morceaux avant de les enregistrer également de manière très artisanale chez moi. La compostion de l’album nous a pris 8 mois. Nous avons ensuite passé 3 mois sur le mix et le mastering avec Gérald Kuentz dans son studio. Le talent de Gérald a fortement contribué a trouver une unité, un son à cet album “fait à la maison”.

Dapé: On bosse essentiellement avec reason et protools de manière trés “artisanale” et en essayant de garder le plus de spontanéité possible pour les enregistrements, ce qui nous a conduits à laisser des lignes de guitares ,de basse et autres avec ce qui pourrait apparaitre comme des erreurs mais qui nous semblait juste au niveau de l’intention, ce qui à mon sens est beaucoup plus essentiel!


3. Votre musique mélange de nombreuses influences allant du rock au hip hop ou à l’électro, comment se passe la composition des morceaux?

Londres: Les morceaux se développent tous pour l’instant de la même manière. Dapé, Guy ou moi-même, venons avec l’idée de base du morceau. Ensuite, nous travaillons le morceau ensemble, en apportant chacun nos idées. Nous sommes tous assez complémentaires pour ce qui est de l’écriture. Dapé est un peu le chef d’orchestre qui développe et sculpte la matière brut que Guy ou moi-même pouvons lui apporter. Guy lui a un très bon sens de la mélodie et des harmonies en plus de ses idées rythmiques. C’est vraiment un travail d’équipe même si nous ne composons pas en jouant live.

Dapé: Je crois que c’est vraiment l’envie de faire “sonner” au mieux une chanson ou une mélodie. Ce sont elles qui priment sur nos envies musicales. Même si on est un groupe de rock on ne se sent pas obligés de mettre des guitares saturés partout …
La voix et le chant de londres me semblent être les lignes conductrices des morceaux et pas seulement un élément apporté à la fin sur un “instru” qui nous plairait bien comme c’est souvent le cas dans les groupes mixant un peu tous les sons.

Londres: Pour ce qui est du style, c’est vrai qu’énormement d’influences différentes sont présentes sur l’album. On a la trentaine et nous avons donc tous écouté beaucoup de styles de musiques différents jusqu’à maintenant. Tous ces styles se retrouvent évidemment dans notre musique. Nous avions juste envie de faire des morceaux qui nous plaisent sans se focaliser sur un style en particulier même si on garde toujours un esprit assez rock avec un base guitare.

 Guy: Nous ne nous sommes jamais dit qu’il fallait faire tel morceau dans tel style. Quand on écoute des styles très différents, et que l’on compose, on a une palette de sonorités bien plus étendue, puisque notre oreille est habituée à des sons provenant d’horizons très différents. On peut partir de quelques accords à la guitare, ou d’une mélodie au piano ou aux synthés. Voire même d’une ligne vocale. Et broder le costume autour pour habiller la chanson.

4. Quels sont les groupes qui vous ont donné envie de faire de la musique?

Londres: Pour ma part, j’ai eu de nombreuses étapes Metal, Rock, Hip Hop, pop rock mais je pense que Pearl Jam, Nirvana, Pixies mais aussi Public Enemy ou Faith No More pour n’en citer que quelques uns m’ont vraiment donné envie de composer. J’ai toujours en mémoire le live de Pearl Jam avec Neil Young aux MTV Music Awards il y a 15 ans jouant “Free World“, ça a été vraiment un moment particulier qui m’a donné envie de vivre cette experience.

Guy: Je dirais que les groupes qui m’ont le plus influencé sont ceux qui m’ont surpris à la première écoute, ceux qui faisaient une musique en décalage avec leur époque. Je pense aussi à Led Zeppelin, Hendrix, aux Pixies, à dEUS, Sonic Youth, Alice in Chains ou à Joy Division, Wu-Tang Clan. Des groupes qui ne mettaient pas de barrières lorsqu’ils composaient et qui aimaient mélanger les genres.

Dapé: Tous ceux plus ou moins deja cités mais aussi Billie Holliday, Muddy Waters, Pink Floyd, Albert King, Morphine, The Roots, The Cure, Nick Cave, Bob Marley (et énormenent de reggae aussi) Miles Davis, Archive, le Buena Vista Social Club…. 5. Quels sont les projets pour RedLight en 2008/2009?

Londres: Apres avoir sorti l’album, nous avons eu de très bons retours avec plus de 120.000 visiteurs sur notre myspace et des commentaires qui nous ont vraiment fait plaisir. On a également eu la chance d’avoir de très bonnes critiques dans Rock’N Folk par exemple et d’être “artiste myspace” ou en homepage sur deezer.
Tout cela nous a conforté dans la motivation de continuer à avancer. On a donc recruté deux Denis, un à la basse et un aux claviers afin de préparer ces morceaux pour le live. C’est actuellement notre plus grosse envie, monter sur scène et rencontrer le public qui apprécie notre musique. On cherche également un label pour sortir cet album en CD et pour la suite, mais aussi un tourneur.

6. Londres a écrit un roman et vous avez un autre groupe du nom de Intestellar Wave Watchers. Vous pouvez nous parler de ces projets parallèles?

Londres: Pour Interstellar Wave Watchers, comme expliqué avant, c’est notre groupe de Rock. Ce sont des morceaux différents très Rock qui n’iraient pas forcément dans RedLight. La composition de l’album est terminée et nous le mixerons dès que nous aurons le temps. Cependant il est probable que quelques titres comme “Lies” soient joués sur scène avec RedLight. 5 ou 6 morceaux sont disponibles a l’écoute sur le myspace.
Pour le livre, j’ai toujours écrit et j’ai donc publié ce premier court roman “En Attendant l’éclipse…”. C’est un travail complétement différent au niveau de l’écriture mais c’est vraiment une expérience que j’ai aimée. J’espere pouvoir réécrire dès que j’en aurai le temps. J’ai d’ailleurs commencé il y a quelques temps à travailler sur un nouvel ouvrage.MuzzArt Quizz.

1. Pour vous quel est le meilleur endroit pour écouter de la musique? un café? dans la voiture?

Londres: Au casque en marchant

Dapé: Partout, tout le temps.

2. Vous faites de la musique pour la gloire? l’argent? Embêter vos parents? Autre?

Londres: Les 4.

Dapé: Ai-je vraiment le choix?

3. S’il n’y avait qu’un festival où vous pouviez jouer, ce serait le festival de Reading? Les Eurockéennes? Les Vieilles Charrues? Autre?

Londres: Reading mais avec plaisir dans tous les autres!

Dapé: Peu importe.