Stuck In The Sound au Krakatoa

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Par Joseffeen et Amenina

Le 9 novembre 2007, nous avons rencontré le groupe Stuck In The Sound au Krakatoa à Bordeaux. Ils ont très gentiment accepté de répondre à nos questions. On a aussi pu faire la connaissance de Lilie, la rédactrice de la fanpage, à lire (myspace) ou (skyblog).

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Une petite vidéo de l’interview:


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Et la transcription de l’interview en entier:

Muzzart: Nevermind the Living Dead est votre deuxième album, comment avez-vous travaillé sur celui-là?

José (chanteur): En fait c’est notre premier album signé (ndlr: chez Discograph). Dans l’album précédent, on a essayé de se trouver une identité musicale mais il n’est pas sorti officiellement.

Manu (guitariste): D’ailleurs il est introuvable sauf pour les gros fans…

Arno (bassiste): Sur cet album, il y a toute une série de morceaux qu’on a eu le temps de roder sur scène et de retravailler. On a passé 6 mois en studio… et on a tout perdu parce que le disque dur sur lequel on avait tout enregistré a grillé et on n’avait pas fait de sauvegarde. On a déprimé pendant une semaine et on s’est remis à la tâche, encore plus hargneux qu’avant.

José: On s’est mis au Xanax aussi…

Arno: Voilà comment on a enregistré Nevermind.

José:the Living Dead.

François (batteur): Oui mais si on ne dit que Nevermind, vous aurez l’impression d’interviewer Nirvana! (rires)


Muzzart: Pour composer, qui fait quoi?

José: Généralement, Manu et moi on trouve des riffs à la guitare, des mélodies et on structure ensuite la chanson tous les quatre en studio.

François: On a tous notre mot à dire et en général on arrive toujours à un consensus au bout d’un certain temps…

Muzzart: Est-ce qu’il y a une chanson dont vous êtes particulièrement fiers sur l’album? Une chanson qui représente le mieux l’esprit de Stuck In The Sound?

José: Moi, je reste sur “Delicious Dog” qui était aussi sur le premier album et c’est aussi celle qu’on a le plus réengegistrée, je crois qu’il y a 6 ou 7 versions. Et en live, c’est différent, je suis assez fan de “It’s Friday”. C’est, pour moi, la chanson la plus originale de l’album.

Manu: Oui, en live, c’est sûr que c’est la plus jouissive à jouer, celle qui permet le plus de liberté en concert.

Muzzart: Votre premier single c’est “Toyboy”, quel sera le deuxième single?

José: S’il y a un deuxième single, ce sera “Waste” à mon avis. C’est la seule chanson qui pourrait passer en radio, c’est notre seule “ballade”. Par contre, pour les fans, ça ne serait peut-être pas celle-là. Qu’est ce que t’en penses, Lilie, ce serait laquelle pour toi?

Lilie: “Cramp, Push and Take it Easy”!

Muzzart: Quelles sont vos influences à chacun?

José: On se réunit dans Nirvana et Pixies…et Smashing Pumpkins. Après, pour moi, il y a At The Drive In, Sonic Youth…

Manu: Moi, j’ai fait mon éducation avec l’indie rock 90’s et j’aime aussi beaucoup de pop indé.

François: Moi j’ai écouté un peu tout ça et beaucoup de punk rock aussi et ça m’influence beaucoup.

Arno: Moi, je suis Force Rouge (rires). Non, moi c’était plus le rock 70’s, Led Zep, David Bowie…

José: C’est Force Rose ça! (rires)

Muzzart : (rires) Vous vous êtes rencontrés comment?

José: Manu et moi, on s’est rencontré en premier dans une teuf à Fontenay-sous-Bois (94). Il avait amené sa guitare, j’avais la mienne, on a improvisé des chansons et on nous a dit “Vous devriez faire un groupe”. C’est ce qu’on a fait. Ensuite j’ai rencontré Arno en fac de cinéma et François, le p’tit dernier…

François: J’adore cette expression.

José: Tu resteras toujours le stagiaire…(rires)
François en fait, il était chanteur/guitariste dans un groupe de rock français à l’époque du lycée et il avait très envie de faire de la batterie alors il a rejoint le groupe et quand il a posé les mains sur la batterie, ça a été magique.

François: Et après, quand j’ai pris les baguettes, ça a été encore mieux! (rires)

Muzzart: Et là vous avez commencé à jouer à Paris…

François: Oui, pendant environ deux ans voire trois, on a joué pour nous dans notre cave mais après on a eu la chance qu’il y ait comme un buzz autour du rock à Paris et qu’il y ait des endroits qui soient créés comme le Bar 3 et La Flèche d’Or qui a pris la relève. Et c’est là qu’on s’est retrouvé avec des groupes comme Hey Hey My My qui à l’époque avaient un groupe de rock qui s’appelait British Hawai… Du coup, il y a eu toute une émulation autour de ça et tout un public qui s’est créé.

José: Et puis il y a eu la compil’.

François: Oui, on a été sélectionné sur la compil’ CQFD des Inrocks 2005 et ça nous a donné une certaine crédibilité. Mais on n’a pas joué qu’à Paris, on avait joué à Bordeaux d’ailleurs même avant d’être signés, avec Adam Kesher et Aerôflôt, c’était il y a deux ans à l’Hérétic. Depuis la sortie de l’album il y a un peu plus d’un an, on a fait environ 60 dates.

Muzzart: C’est quoi votre meilleur souvenir de tournée alors?

José: C’est à la fois le pire et le meilleur.

François: En fait, on a plein de très bons souvenirs de la tournée, je ne parlerai donc pas de Belfort ou de la fête de la musique à Paris mais par contre, il y a un souvenir qui était difficile. On a eu la chance d’être invités à jouer à Nashville dans le Tennessee où on s’est retrouvé à jouer dans un club avec The Rapture, après eux en fait. Sur le papier ça paraît génial sauf qu’on est arrivé complètement décalé, moins d’une demi heure avant le début du concert, Manu avait perdu sa guitare dans les transits d’avions et on a été obligé de trouver une guitare de gaucher. On est des gros fans de The Rapture donc on avait une super pression et dès qu’on est monté sur scène et qu’on a joué le premier accord, l’électricité a sauté! Avec The Rapture qui regardait ça dans le public.

José: Ça a été cauchemardesque mais finalement on a fait un rappel et pas eux!

Muzzart: Vous aimez bien les scénarios catastrophes on dirait…

François: A nos débuts, on pensait sérieusement être aidés par Satan…

José: Ah oui, raconte cette histoire pendant l’enregistrement!

François: On pourrait croire qu’on dit n’importe quoi mais pendant notre premier enregistrement, on s’est dit qu’il nous fallait absolument une guitare Gibson SG pour gaucher pour Manu. Il était 3 heures du matin et on est allé dans la réserve du studio et là, on a vu un flycase de Gibson doré qui n’avait jamais été là mais malheureusement il fallait un code pour l’ouvrir. On a tenté le 666, on a réussi à l’ouvrir du premier coup et il y avait une guitare SG gaucher dedans. Et on pas pu garder la prise puisqu’on a même plus l’enregistrement.

Muzzart: On doit s’attendre à quoi pour ce soir?

François: Ne vous inquiétez pas parce que Satan nous aime et aime les gens qui viennent nous voir pour passer un bon moment. (rires)

Muzzart: C’est ça, essaye de rattraper le truc…

François: On a l’air de losers là…

Muzzart: Mais non, vous avez l’air de gens qui ont réussi à surmonter des épreuves!

François: Oui, c’était un peu un parcours initiatique…

Muzzart Quizz:

Muzzart: C’est quoi la définition d’une bonne chanson pour vous?

José: C’est une chanson efficace à la première écoute et en même temps complexe avec différents degrés de lecture…

François: …et qui est toujours intéressante même à la millième écoute, comme “Billie Jean”.

Muzzart: Le premier cd que vous ayez acheté, c’était quoi?

José: Ice MC ou Dangerous de Michael Jackson, un des deux.

François: Moi, c’était Bad de Michael Jackson.

Arno: Il est né en 45 aussi (rires).

François: Si vous m’aviez demandé le premier 45 tours, je vous aurais dit Dorothée chante avec les Schtroumpfs! (rires)

Manu: Moi, le premier cd, il n’y en a pas, il y en a 5 d’un coup! J’ai acheté tout Nirvana au Club Dial, le truc où tu achètes 5 cds pour un euro et où après tu es abonné pendant 10 ans…

Arno: Pour moi, c’était Get a Grip d’Aerosmith.

(ndlr: Applaudissement général et chacun nous chante sa chanson préférée de Get a Grip.)

José: Et toi, ton premier cd, Lilie?

Lilie: Stuck in the Sound, Nevermind The Living Dead!

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BONUS!!!
Interview croisée de Hey Hey My My, Calc et Stuck In The Sound.

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Merci à Stuck In the Sound
et merci aussi à Discograph et au Krakatoa_____________________________________

A voir aussi:
leur site www.stuckinthesound.com
et leur page myspace


Stuck in the sound – interview
envoyé par amenina2muzzart


Interview – Hey Hey My My, Calc, Stuck In The Sound (BONUS)
envoyé par amenina2muzzart

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Merci à Stuck In the Sound
et merci aussi à Discograph et au Krakatoa_____________________________________

A voir aussi:
leur site www.stuckinthesound.com
et leur page myspace