Jesus Lives in Vegas lives in Nancy, Christophe Lacroix dans des eaux troubles en mène la barque. Hope Is a Distant Ghost est sa nouvelle missive, Face l’introduit sur des tons Curiens dans une lenteur diaphane. Adrift, plus rythmé, sème synthés volants et nappes aériennes bien que vivaces. Semblance lui se modère, mid-tempo cold bien sûr, orné de notes fines. Le savoir-faire demeure. Vertige, en « FranGlais » dans le texte, se saccade sans heurts. Mind ne dénote ensuite pas, loin s’en faut, avec pour atouts son tranchant et ses volutes alors que le chant persiste dans son ressenti. On n’invente rien, certes, mais on fait tout bien.
Alors on en redemande, Encore tombe par conséquent sous le sens. Il file, apportant vitesse et dynamisme. Le panel est ainsi élargi, bien tenu, exempt de ratures. Opryne use de sphères simples mais efficientes, il est synth et délié. Veil, dans la foulée, s’en tient à une certaine retenue, à une mélancolie perceptible. Je lui préfère cependant, chez Jesus Lives in Vegas, les passages plus offensifs. Catwalk, d’abord un tantinet 80’s, m’y ramène. Tout se tient par ici, Jesus Lives in Vegas poursuit son petit bonhomme de chemin dans le vrai et l’intégrité. Le massif Scorn finit en l’occurrence son ouvrage, au bord du goth et non pas du gouffre, nous laissant grisés par une dizaine de qualité.

