dum supplement, nouveau duo alt-rock de Montréal/Londres basé à Paris, unit Tala Elamine (chant, basse) et Gabriel Peyrieux (guitare). Née à Beyrouth la dame a déjà, derrière elle, du vécu. c’est aussi le cas de son acolyte autodidacte. Avec ce comparse donc, l’attaque est 90’s et noisy, mélodique juste ce qu’il faut pour qu’on y adhère. Le premier Ep de la paire traite, de plus, de sujets humains et sociétaux valables. Il porte cinq titres, le premier répond au nom de dumb american et m’évoque autant les Breeders que Sebadoh. Il charme, espiègle. people pleaser, dans l’élan, offre un tissage poppy sensible mais alerte. Là aussi ça gronde et les notes sont belles, un peu comme chez Yuck. Ou Sonic Youth sauf que bedrot lorgne, lui, plutôt côté Liz Phair. Au début tout au moins parce qu’ensuite, le bruit refait surface et reste délibérément attractif.
dum supplement aligne les pépites, soigne ses contours mais demeure écorché. Avec only sometimes (stripped version) la folk domine, ténue, avant un terme souillé. Je parlais de Liz Phair…on est là en plein dedans mais retenons surtout que dum supplement, doué, tutoie l’excellence de ses références. Pour un premier EP la promesse est évidente, il s’agira donc de suivre le projet avec la plus grande attention. L’impression est validée par nothing really matters, ultime jet subtil dont la montée en intensité, bridée, dénuée d’implosion, me fait penser à Deus et qualifie dum supplement pour la suite des réjouissances.

