Déjà vus à 5 reprises, mes Gods favoris nous faisaient l’honneur d’investir ce vendredi de mai le 106 de Rouen, précédés par le harsh-indus vociférant de Muckcrakers. C’est donc mis en appétit -sonore- par qu’accompagné de deux acolytes je fais fumer le goudron, l’embrayage du camarade nous laissant en plan…alors même qu’il se garait sur le parking de la salle. C’est par conséquent seul que j’entre dans les lieux, merci au passage à JP Beraud pour l’accrèd’ photo, pour dans la foulée faire l’achat d’un t-shirt à l’effigie des Helvètes du soir. Je l’endosse aussi sec, c’est au club que ça jouera et Muckcrackers nous assomme d’une salve indus bien sentie, originale, dépaysante et de niche. Un assaut sans courbettes, une découverte à prendre en compte et on a au final le nôtre, de compte, à l’issue de la prestation d’un trio dont on sait peu de choses mais dont les ressacs n’auront laissé personne de marbre. Je reste en place, désireux de ne rien rater des Young Gods et dehors, mes amis attendent la dépanneuse. Ils vont rater, je les en plains, une mémorable venue.


Muckcrackers
Les Jeunes Dieux, appuyés par un registre que le terme de solide ne peut suffire à caractériser, amorcent le gig par le pénétrant Appear Disappear. Une grosse quinzaine de morceaux seront livrés, dans un équilibre entre groove spatial et force de frappe qui mérite les égards. La majeure partie du dernier opus défile, autour de ça on peut tirer bonheur d’un The night dance lui aussi imparable. Franz, théâtral, se meut comme aux premiers jours ou presque. Gasoline man, l’un de mes musts absolus, conforte un concert où j’aperçois, autour de moi, des t-shirts JAMC ou encore Sisters of Mercy. 90’s rule, Cesare largue ses nappes et le sieur Trontin frappe avec expertise. Le taxi pour nous rapatrier en Somme est sur la route, j’assiste aux rappels un tantinet pressé, gobe l’élixir Skinflowers et le nectar L’Amourir avec délectation. C’est assurément, en ce qui me concerne, l’une de mes dates les plus marquantes, dans ce cadre du 106 qui plus est parfait. J’en tournoie de joie, tourmenté je me suis ressourcé. Notre destrier nous embarque et c’est fort tard que je me me glisse sous les draps, revigoré, en ces temps où le live recolore le quotidien.


Young Gods
Photos Will Part en Live!, auteur de l’article…
