Je n’irai pas par quat’chemins, la performance des mancuniens de The Cutter fut excellente. Niché entre goth, mélodies patinées, écarts soniques et électro éparse le quatuor anglais fit dignement suite au son de Fil, qui de son côté nous offrit du Sprints, du Bodega ou encore Sweeping Promises. Solide. Sur une souche rock sûre The Cutter donc, offensif ou plus rentré, noir, cold, s’est permis le luxe de conquérir Célestine. D’un set bref, l’idéale formule dirai-je, et régulièrement impactant, rageur et truffé de morceaux valables, le leader aux lunettes cerclées de noir et ses complices ont assuré notre félicité. Stereotype et son électro du tunnel, ses scories shoegaze. The Eyes, son synthé en poudre de ciel et son refrain qui reste en tête. Useless, alerte, sonique, pas loin d’un APTBS. Pulling me in, ses nappes synthético-organiques et embardées jouissives. Les raisons d’adhérer sont en nombre, je me trémousse avec le bonheur d’y trouver tout ce que j’affectionne. Le tout-zik d’Amiens est là; Vanfi, François Long, Denis de Wiz et même l’ancien David Martin Angor, désormais à la tête d’un bazar à photos. Z’ont bien fait le show est de valeur, j’aperçois itou Chris Pelle qui sans sa ‘teille de ‘sky parait bien mieux. Derrière moi Marianne oscille, les mots d’ores et déjà me manquent il fallait avant toute chose en être. Ca reste le biais le plus fiable, bien plus qu’Hanouna et ses délires de niveau caniveau, pour apprécier les faits.


The Cutter
Alors toi l’absent, celui qui tantôt pleurnichera sur la fermeture des lieux, nous fera des yeux de chien battu en chevrotant qu’à Amiens y’s’passe rien, je te le dis tout net tu as failli. Célestine c’est la découverte, un endroit flottant où se suspend le temps. Un refuge, un subterfuge à l’heure de fuir l’ennui. Des prix cheap, le stocker Nice Price eut’souviens-tu sur les CD que t’écoutes même plus? Allez je t’épargne, bordel Niko tu m’emmerdes avec tes strob’ mais Célestine, ta Célestine, mérite d’à flots rester. J’en ressors, à chaque occurrence, conquis. Oh, j’entends encore les « Ouaaiiiss ! » de Nico Deleval résonner. Je te dis sans détours lecteur, lectrice (c’est moins probable), The Cutter c’était bonnard à souhait et j’escompte encore te croiser, ici et là, au détour d’un live que ton corps rythmera. Sur ces modestes lignes je te quitte, au soir c’est The Darts et bien qu’irrité par l’horaire tardif j’en serai de toute évidence.


The Cutter
Photos Will Part en Live!, auteur de l’article…
