MIDLIFE vient de Lyon, s’il a passé l’âge de babiller il n’en reste pas moins volubile, à bon escient. Et bien plus que crédible, appuyé par son vécu et cette nouvelle sortie rock noise aux airs tantôt rentrée, façon Poison Arrows ou même Girls Against Boys. Justement PCB, le very first, lancine dans son groove insidieux avant la finale explosion. La ruée. Vers l’or non, on est dans l’indé le plus pur. Pas là pour faire péter les poches. Mais pour faire dans le vrai oui, totally. After et sa souple batterie se saccadent dans des plans obsédants, fougueux mais aussi finauds. Le groove se transmet, c’est du fait maison par un trio auquel on ne le fait pas. Et sinon j’ai écouté le nouveau Hagen et il regorge lui aussi de style, gospelisant. Circa Thrill, par ici, sème syncopes et lacérations. Coups de boutoir, noise en quête de noises. L’excellence, réitérée par Options et sa cadence plus directe. De pépite en, pépite on finit par trouver de l’or, à défaut d’argent. 3mm57, au mitan des courses, distille une ambiance faussement légère. Il s’imprime, sans se hâter, et déborde à l’approche de son terme, retombant ensuite dans le modéré.
L’album a du chien, Bees Part.2 lui offre chants unis, vagues hachées et valeur sûre. C’est là une constante. 5_48, spatial mais sur le bord du fil, monte sans réellement rompre. Il en est proche, ensuite SKN envoie du bois sans trop se retenir. Ah si, mais la redescente trouve sa place de manière naturelle. Et se pare de notes valables. Damien Debard (basse), Rémi Dulaurier (batterie) et Thom Dantil (guitare, voix), quarantenaires brevetés, s’en sortent avec les honneurs. Marks borde leur offrande, mariant assauts et griffures, délivrant une ultime embardée qui ne fait que sacrer les trois hommes et ce 3mm57 recommandable de bout en bout, sorti sur une brochette de labels eux aussi charpentés.

©Marianne Mystère
