Pop foutraque espiègle et jubilatoire, porteuse d’espoir, PARIS BANLIEUE est un trio de (drôles de) dames, appelées Leonor, Clara et Adèle. French and Spanish, elles s’en foutent pas mal de faire dans le bien ligné, alors Des choses se passent et Je m’en fiche ah bah justement, voilà un tapage indé-alterno sage et déraisonnable à la fois, chantonnant, déjantant. Et du style avec ça, comme le démontre A cette époque et son « singeage » à l’attention du wesh-wesh psycho local. L’ornement est sobre, beau, cuivré de joliesse. Le chien, ensuite, névrosé. Folk, sur à peine plus de 30 sec’. Les viennoiseries, dont on se gave grave. Lo-fi à la batterie qui anime, bricolé, et carrément pas laid. On ne classera pas, car il y échappe, Paris Banlieue. Plus t’écoutes plus t’aimes, Jean amène là une énergie truffée de « pa-pa-pa » et de motifs de zik bien trouvés. Jean, élément central, jalonne ce bazar dispo sur deux labels indé plus que ça c’est juste pas possible, çui-ci et çui-là. Obama, Des choses qui se passent 2 passent plus vite qu’un météorite (il me fallait une rime). Ecchoing Green (William Blake) se comptine, Surprisingly hot se dépèce à son tour et presque jazzy, conforte le groupe dans sa porteuse démarche. Son of a bitch, remonté, volubile, se marre.
Le créneau est singulier, Vers de Garcia Lorca claque de l’Espagnol et s’emballe sur une trame quasi rockab’, mais acoustik hein frérot! Là encore le décor plaira, l’absence de surenchère aussi. La trompette marque des points, généreuse. Petite jeunesse émeut, Sur le banc met en joie. Bienheureux j’ai déniché PARIS BANLIEUE, Oh ma chère amie je t’offrirai leur galette le jour de ta fête. Tout ça se reprend, se chansonne allègrement. Muñequita linda / Fais gaffe folke vivement, les voix se complètent on s’en fout de la compèt’. Sycomore, de durée étonnamment longue, sème un zbeul trompettisé du plus bel effet. Il y a dans cette collection un penchant vieille France dont on s’entiche direct. J’imagine bien les trois comparses se produire en bord de route, dans l’tromé, dans les troquets, dans les SMAC en distribuant des smacks. Le monde autour d’elles se rassemblant, humant l’odeur d’ Herbe fauchée. Ou bien Les globules, lyrique et sanguin, fou, à l’emporte pièce et qui mérite les nôtres (les pièces évidemment) à l’instar de l’entièreté d’un ouvrage musical à souhait et barjot juste ce qu’il faut….voire un peu plus. Adopté.


