Clip en poche, EP en vue, énergie ébouriffante dans le cornet: Flying Blanket Mystery répond aux questions de Will Dum…

1. Flying Blanket Mystery, énergie (jubilatoire, certes…) « et pis c’est tout » ? Qu’en pensez-vous ? C’est, en tout cas, la première chose perçue à l’écoute, avec tout de même une certaine propension à faire gicler les tubes ! Et j’allais oublier les mélodies, ça fait finalement un peu plus qu’initialement entrevu…
C’est vrai qu’on met beaucoup d’énergie dans nos morceaux, mais on accorde surtout une grande importance aux mélodies, aux harmonies, aux sons et aux paroles. On aime que les chansons puissent être fredonnées dès la première écoute, tout en révélant des petits détails qui viennent te chatouiller les oreilles à la deuxième. Dans tous les cas, on essaye de créer des titres qui nous parlent et qui fonctionnent en live.
Pour l’instant, on est loin du rock progressif ou des ambiances contemplatives, même si on ajoute quelques nappes par-ci par-là. On privilégie l’efficacité d’une mélodie doublée, avec une grosse rythmique qui embarque le public que ce soit sur scène ou depuis son canapé.
2. Après « Popcorn » (mars 2024), vous vous apprêtez à sortir « Shit In Shit Out », nouvel EP prévu lui pour mars 2026. Comment avez-vous conçu ce dernier, quelle évolution voyez-vous entre les 2 supports respectifs ?
Shit In Shit Out s’est construit au fil de la tournée Popcorn. On y a mis toutes nos bonnes expériences, nos souvenirs, bref que de l’amour. Les 6 titres sont tous taillés pour la scène et le public commence à les découvrir lors de nos concerts. Tout se passe très bien pour le moment, on a des supers retours ! On a eu la chance d’enregistrer à la Gare aux Musiques (Louviers), ce qui nous a permis d’accéder à du matériel de qualité et de travailler avec une équipe incroyable, qui nous a accompagnée dans l’enregistrement et le traitement des sons.
Contrairement à Popcorn, réalisé « à la main » et « à l’arrache » dans le garage des parents d’Axelle, la production de Shit In Shit Out est plus chiadée. On a eu plus de temps et plus de moyens, mais on a gardé le côté garage/punk qui nous plait beaucoup.
3. Pensez-vous d’ores et déjà à un album par la suite ?
Bien sûr, on pense à la suite avec beaucoup d’enthousiasme, mais on n’a pas encore arrêté le format. Le groupe est dans une belle dynamique, avec plein de concerts qui approchent (Release Party le 06/03/26 au 106 btw), et on compte puiser dans toute cette énergie pour concocter de nouveaux morceaux.
4. Vous êtes accompagnés par le 106 (SMAC Rouen) et la Gare aux Musiques, que vous apporte leur appui ?
Le 106 nous a énormément aidés à structurer le projet à ses débuts. Grâce à leur soutien, on a mieux compris les enjeux d’un groupe comme le nôtre dans le milieu professionnel. Leur accompagnement nous a aussi permis d’affiner notre live et d’accéder à leurs scènes (Inouïs du Printemps de Bourges, Rush Festival, premières parties, 106 XP). La Gare aux Musiques nous a accompagnés d’une manière différente.
Quand on s’est rencontrés, le projet était déjà bien lancé et notre objectif était clair : enregistrer Shit In Shit Out. On a donc travaillé ensemble sur cet enregistrement, et on a joué certains titres pour la première fois sur leur scène en octobre 2025.
5. Vous œuvrez en trio, formule idéale pour vous ? Quel est le rôle de chacun dans le trio ?
Oui c’est vraiment top en live, on est proches du public, très connectés entre nous, et ça donne des concerts explosifs. En studio, on triche un peu, on ajoute des guitares, des percussions, des trucs bizarres…des choses impossibles à reproduire sur scène à 3. Le public peut donc vivre deux expériences différentes en fonction de l’endroit où il nous écoute (s’il nous écoute haha).
Concernant les rôles, Hubert tient la basse et le chant, et compose la majorité des morceaux. Axelle (batterie/chant) et William (guitare/chœurs) viennent ensuite arranger les compositions, ajouter leur touche personnelle, pour que chacun trouve sa place et s’approprie le morceau. La polyphonie est très importante pour nous; beaucoup de morceaux réunissent nos trois voix, ce qui apporte un aspect peu conventionnel à la musique ultra énergique du groupe.
6. Vous êtes issu de Rouen, ville rock à bloc ! Y avez-vous déjà travaillé avec des formations, ou acteurs locaux, dans le cadre de Flying Blanket Mystery ? Quel regard portez-vous sur la scène locale ?
Bien sûr, Rouen regorge de groupes mais aussi d’artistes de manière générale (graphistes / tatoueurs / photographes / etc.). Tous nous inspirent à leur manière. C’est une ville foisonnante de talents malgré la pluie.
On a aussi découvert des partenaires (Rouen et alentours) avec qui on travaille étroitement pour faire grandir le projet. Je pense notamment l’équipe de RETS pour le management, nos ingés sons ou Poseur Export pour le tour. On consomme local !

Photos Blond_ies
