De 1975 à 1990 Karl-Heinz Bartos fut membre de Kraftwerk, avant de s’essayer avec succès à l’aventure solo. Sur ce Communication réédité, d’abord paru en 2003, on retrouve non sans joie onze de ses efforts électro-pop à la voix robotisée qui tantôt, revêt des airs plus humains (l’excellent 15 Minutes of Fame). Les chansons touchent, The Camera et ses boucles aériennes comme remuantes font de suite irruption. I’m the Message, après ça, poste les mêmes atouts. Reality, après le 15 Minutes of Fame cité plus haut, fait usage de sons facétieux alors que les vocaux, pour leur part, restent « robot ». Electronic Apeman, d’abord psyché, conserve un fond sobre dont les notes, toutefois, oscillent. Communication excelle. Life, entrainant, semblable à un New Order, s’en fait la preuve.

Plus loin Cyberpsace, de durée plus conséquente, adopte rythme hip-hop (ou presque) et à nouveau, voix déviée sur parure orientalisante. La recette a fait ses preuves, variant à l’envi sans porter ateinte à la cohérence de l’ensemble. Interview, alerte, dansant, séduit de par son enrobage. C’est un fait, ici, récurrent. Ultraviolet, 80’s, fait lui aussi hocher la tête, de contentement cela va de soi. Il dépayse, flirtant avec l’indus. Camera Obscura lui succède, poussées synth de marque à l’appui. Il accentue les tournoiements, au gré d’un disque réellement addictif et loin d’être figé. Lequel, se cloturant sur les mouvements d’un Another Reality éthéré, nuageux, justifie amplement sa ressortie.
