Synthétiseur modulaire boîtes à rythmes, drops techno et guitares saturées, disco-punk dansant. Pour sa nouvelle fournée Guadal Tejaz sort le grand jeu, Bruneri ne nous laisse pas la même le temps de capter c’qui s’passe. Voilà un groove à la Vox Low, de maestro, low-disco dirai-je, sur vocaux en relief. Excellent, à l’instar de Raptor et ses atours tribaux teintés d’indus 80’s (si si enfin c’est mon ressenti) aux déhanchements funk irrésistibles. Je gigote, de bonheur, à l’écoute de ce track où Gang Of Four laisse trainer son ombre. Ou encore Sloy, tiens, pas loin de chez nous. La guitare s’offre une envolée, la cadence serpente et nous voilà capturés. Cariña, à l’électro là aussi « fonk », suinte exotisme et chant derechef nerveux, racé. Discoliztli s’immisce à son tour, entre riffs secs et notes dépaysantes. Une fois encore l’embardée est magique, Depicta venant au mitan des débats imposer une trame lente et spatiale dont le terme s’enhardit, un tantinet kraut.
Grandis, pour ne rien gâcher, file tout se vêtissant d’une électro frappée, alerte, du plus bel effet. Sa fin gronde, avant de retomber. Monistica, sans hâte, livre un déroule bluesy acidulé. Et fortement sonique. Aracna, flemmard, lui emboite la roue dans un instrumental trituré. Enfin et pour clore sans faux pas Jorōgumo, post-punk entrainant aux basses rondes et grattes addictives alors que la voix sort du cadre, confirme tout le brio de ce Megalostrata à s’envoyer sans trop de calcul.

©Titouan Massé
