HONDA ROMANCE, c’est une oeuvre musicale née du spectacle du même nom conçu et mis en scène par Vimala Pons. Les univers de Rebeka Warrior, Tsirihaka Harrivel, DMRA et Fiona Monbet s’y croisent et les morceaux créés, interprétés par Vimala Pons et neuf chanteur·euses, conservent la dimension collective, physique et chorale qui traverse la création scénique. Musicalement, et en toute logique, on a face à nous neuf plages aux climats variés. Cluster Exposition, qui ouvre la danse et c’est le cas de le dire, offre deux minutes « et des poussières » spatiales, sans parure ou presque. Sorted Case, passé cette introduction un brin grandiloquente, livre, lui, une trame narrative cerclée de noirceur. Son ambiance captive, sur plus de six minutes où sons et texte vont de pair. Satellite Island suit alors, électro à l’orée du symphonique, pour étirer le panel. Sa fin s’emphase, dans l’élan Incendie Récent se permet une embardée là aussi racontée, B.O. dans ses abords, jonchée d’incrustes sonores déviantes. Les dialogues sont haletants, l’émotion perceptible.

Rebeka Warrior©HS
Au mitan des débats An Overture, « opéresque » dans les voix, déroule un canevas une fois encore sans trop de peau, qui à lui-même se suffit. Arrive alors la trilogie Honda Romance, en trois parties, dark autant que vaporeuses, sur lit de vocaux majestueux. C’est là, de manière délibérée, que le recueil dévie, sort de ses gonds, au point d’atteindre sur le troisième volet de ces Honda Romance signifiantes -au delà des 720 secondes- une forme de plénitude. C’est sous cet aspect que personnellement, je valide l’ensemble dont le terme, appelé Hope, met lui aussi les organes en relief, en se dispensant toutefois des incartades qui ornent certaines compositions et font tout le sel, à mon humble avis et cela n’engage évidemment que moi, d’HONDA ROMANCE.

Vimala Pons©Nicoland Manuel Lemaire
