Février vient de Rennes, ayé il est qualifié! Je plaisante (quoique..), n’empêche que l’écoute de ce Rosevalent « tri-label » aux relents Slint, ou encore June of 44, mérite l’égard. Enregistrement, mixage: Thomas Poli. Impersonal Freedom Studio. Mastering: Peter Diemel. Black Box Studio. Voilà pour le casting, à côté de ça Artwork/Dessin : Claire Von Corda, Graphisme : Annecé Ferron et l’équipée est (r)assemblée. Le slowcore de Fields Of Glory lance la danse avec brio, entre élancées et moments de quiétude. Le dosage est savant, le chant féminin prenant. Cinematic, bien nommé, sulfureux, orné avec mesure et tant de goût, poste ses contours joliment rugueux. Love lui fait suite dans un format post-rock où l’irritant du genre n’a pas sa place. Il y a là une retenue, une atmospshère, une tension sous laisse qui font pencher le balance du côté favorable. Longtemps le titre sur un fil avance, avant d’accélérer. PARFAIT. Il alterne alors, équilibré. For Sarah, l’intéressée s’en réjouira, se saccade dans le sauvage. Il rue, Emilie Pelletier de son organe insoumis le type. A côté d’elle Mat Cotton (batterie, claviers) et Don Lurie (guitare), loin de faillir, tissent des trames abouties.

Sur le deuxième volet That Broken Heart Of Mine, à la PJ Harvey, sans parure en trop, fait montre de classe. Ses guitares le lacèrent, à l’occasion d’un final noisy. Hate, façon Shannon Wright dans ses moments de rudesse, n’est pas moins marquant. Wish, de durée plus étirée, sirote un slowcore de maestro. Le Peter et le Thomas, en termes de peaufinage sonore, sont bien évidemment décisifs. La team est performante, le trio en rangs serrés taloche un Rosevalent de marque récurrente. A la minute où Blonde lui met fin, dans un agité haché qui autant que le reste vaut le détour, on cochera l’opus dans la liste des sorties d’avril qui à aucun moment ne perdent le fil.
