Palois, formé en 2024, ExParty joue un post-punk grésillant et appuyé, déjà matérialisé par ce Mild discomfort confirmé. Sa « krautwave », de ses propres termes, y fait largement le job. On s’y glisse avec ce Far Away où le frais des 80’s s’invite, couplé à des synthés en volutes alertes. Le chant, féminin, se mutine. Parasite, en Français, fouette une deuxième jet crissant. L’impact est certain, le brassage abouti. Ca groove de partout, le propos est révolté. TKR, aux riffs de départ aiguisés, marie mélodies et là encore, trame soutenue. La cadence porte le tout, des ruades viennent le percuter. Sans linéarité l’album s’étire, également servi par un Party favours rutilant et excellent. Les vocaux s’y lient, se répondant autant que se complétant. Les motifs s’illustrent, l’allant du morceau le rend signifiant.

ExParty rafle la mise, Red light/red line et son fond cold l’y aident. Voilà une galopade concluante, ornée par une instrumentation virevoltante. Un break la coupe, quasi kraut. South, apaisé, suit dans la joliesse. Other lives than mine, dans la foulée, urge et trace. Il scande aussi, se saccade, flirte avec l’aérien mais demeure vivace. Validé. Sa longueur le surligne, on relève ici et comme souvent le non-figé du résultat. Il appartient alors à Staring in the blank of your eye de clore la huitaine, il s’en charge avec prestance. Basse froide, un jeu entre le peaufiné et le plus rudoyant. Mild Discomfort passe aisément le cap, alignant un rendu sans cesse attractif.
