Double belle surprise que la venue de Black Viiolet en ce jeudi sunny, à Blonde Platine dans un premier temps et en solo piano-voix pour la frotnwoman Nicole Laurenne. Un premier bon moment intime, délicat, au gré des histoires de vie de la dame d’ Amérique. Ses comparses, attablés sur sa gauche, l’épauleront d’envolées de cuivres à la bonne franquette, depuis leur siège même. Le chill est de mise, il arrose le lieu autant que les verres servis en cette heure d’apéritif auquel cet excellent prof de Sciences de l’Education fréquenté à la Citadelle prend part. Je croise Steph’, depuis longtemps pas vue. Joie. Blagues, à peine vieillie elle resplendit. Souvenirs, faim et américain (décidément…), exquis, pas loin de Célestine. Dans la charrette, à l’ancienne, au son de One Inch Punch. Sauce sur le siège, le boss sur l’ algérienne n’a pas chipoté. Régal, il est bientôt pile-poil l’heure de rallier l’embarcadère. A l’intérieur les bons sons de Fil, loin du radio friendly, d’ A Certain Ratio à Barry Adamson en passant par Little Barrie, contrent la m++++ musicale ambiante de ce foutu monde. Babak, Marianne, Zelda et son photo-club, j’en passe et des meilleurs. De fidèles en occasionnels Célestine se garnit pépère, le métal guatémaltèque a de beaux jours devant lui je vous l’dis moi…


Black Viiolet@Blonde Platine
Bon, au soir ça sera du jazz classe, habité, groovy et cuivré dans la superbe. Et personne n’y redira. Joué avec maîtrise, vivant et animé, zébré de trip-hop et d’élans lounge alors que le Korg tisse des nappes addictives. Un délice, émaillé par les interventions en Français de Nicole. Elle a de quoi dire, son groupe a de quoi plaire. Sa dynamique rallie, sa feutrine engageante reluit dans un bleu de nuit qui tantôt, m’évoque Elysian Fields. Vu 2 fois, et on s’en souviendra, à Beauvais puis Rollot. On retrouve là la même marque, l’identité affirmée. La musicalité sans bornes de Black Viiolet l’honore, c’est presque en cabaret que Célestine mue. Les morceaux de Dark Blue, dernière sortie en date, trouvent sur scène comme une forme de seconde vie, transcendés. On s’en éprend, définitivement. Chaleur du trombone, velours de la trompette, frappe souple, marque vocale de tous les instants. Ce Korg aux décors groovy, en surplus. Black Viiolet ondule dans la magnificence, détenteur d’un genre bien à lui. On apprend que la formation de Seattle est née…dans les vignobles, du côté de Bordeaux! Créoyap’ comme dirait le Picard, la joie de jouer sur les visages se lit et une pincée de facéties s’en vient agrémenter un live de qualité optimale. J’ai vécu un set remarquable, dans la tire l’odeur de sauce persiste et c’est toutes fenêtres ouvertes que je regagne le tiek’, béat et repu de ce jazz hybride de haute volée.


Black Viiolet@Péniche Célestine
Photos Will Part en Live!, auteur de l’article…
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