Album en boite, prestation locale probante: un MEGA SURF en plein élan (ré)créatif répond aux questions de Will Dum…

1. Ayé un album, c’est pas trop tôt p+++++ (rires)! Louche qu’il se nomme, c’est une allusion à notre monde « chelou » ou encore un défaut lié à la vision d’un chat qui à la vue du monde humain aurait les sens tourneboulés ? Ou rien de tout ça ? 🙂
Un peu des deux ! « Louche » parce qu’on trouve que ça caractérise bien notre univers : un rock un peu torturé, décalé, marginal, mais qui ne se prend pas trop au sérieux… Et c’est aussi une private joke. Un « chat qui louche », qu’on a croisé à un retour de concert et qu’on a trouvé si mignon et marrant qu’on s’est dit pourquoi pas en faire une pochette.
2. Après MEGA DEMOS, dont la K7 paillettée (Paillette si tu me lis…) tourne encore dans mon Ricatech favori qui étaye mes séances photos à la Coop (j’aime digresser vous le savez..), vous amorcez un virage artistique délibéré, qui à mon sens enracine le style MEGA SURF. Comment en êtes-vous venus à cette orientation ? Mazette, j’adore et puis ces chants alliés, fichtre, trop bon (ce n’est pas une question…) !
Le virage artistique comme tu le dis, s’est fait naturellement à l’arrivée de Bob dans le projet. Avec ses influences punk et métal, on s’est tournés vers des compositions un peu plus « rentre-dedans ». Les côtés math-rock, chants en canon, ce sont des choses qu’on avait envie de faire depuis longtemps mais qui étaient difficiles à mettre en place techniquement. Les propositions de Bob, autant à la batterie qu’au chant nous ont permis de complexifier un peu notre façon de composer.
Peut-être qu’on s’est aussi améliorés depuis la création du projet (ahah).
3. Vous préférez le t-shirt MEGA SURF rouge, ou le blanc ? Moi m’en fous, j’ai les 2 mais à la Coop le blanc est de mise (ce n’est pas une question…) ! Oh, vous allez en refaire au fait, des t-shirts (même question pour Mario.D) ?
Les deux sont chouettes, après c’est les goûts et les couleurs comme on dit 😉 Et oui, on a de nouveaux T-shirts à l’effigie de l’album (chat qui louche) et dans de nouvelles couleurs. À vous de nous dire quelle est votre préférence ! (Pour ce qui concerne Mario.D, ça arrive fort, espérons avant cet été…)
4. J’en reviens à l’album, il convie plusieurs « célébrités localement (re)connues ». C’est une chose à laquelle vous êtes attachés j’imagine ? Ah et puis y’a Guillaume de Special Friend (formation que j’aime sévère) au mix et ça c’est bonnard aussi (ce n’est pas un question…) !
Les collaborations se sont faites par affinités évidemment, notamment avec notre cher Louis Morati à qui on a confié l’enregistrement. Mais ce sont aussi nos goûts musicaux qui ont guidé nos choix. En rencontrant Guillaume après l’un de ses concerts, on s’est dit qu’on aimerait beaucoup travailler avec lui. Quant à Paul, c’est parce que certains de nos albums français préférés ont été masterisés par ses soins.
5. L’opus sort chez Tête Froide et Coeur sur toi, ce qui revient à dire qu’en Somme il traverse la France puisque la structure du multi-milliardaire Laurent Santi réside à Marseille. Qu’est-ce qui a motivé ce choix (pour le coup c’est une question…) ?
Pour les Cds c’était naturel de voir avec Tête Froide, étant donné que c’est Mario et Dom qui gèrent le label. Il nous semble logique de passer par une structure locale pour ancrer le projet dans notre ville. Pour Cœur sur toi on cherchait un label pour faire des K7 (format qui nous tient particulièrement à cœur), et Mario suivait déjà pas mal ce qui se passait chez eux, donc on a contacté Laurent qui nous a directement suivis. Merci à lui (<3 sur lui).
6. Louche, à la 12ème écoute, sonne no-wave à mes yeux. Mais no-wave à la MEGA SURF, donc débarrassé de toute influence criarde. Je vous trouve un identité déjà très prononcée, comme dit à la question 2. Est-ce, cette « bancalité » de la no-wave, le meilleur format pour chanter et scander, mettre en son vos ressentis et les trappes mais aussi les bouts de joie du quotidien ? C’est un peu votre fil d’Ariane, non, ce Louche ? 🙂
Tout à fait, y a plus rien à ajouter ! (ahah) Plus sérieusement, comme tu le dis, c’est le « bancal », « bizarre », le « riff qui dérange » qui nous intéresse vraiment. La somme de nos influences donne
quelque chose qu’on espère surprenant pour l’auditeur. Pour ce qui est du chant et de nos paroles, je dirais que comme pour la partie instrumentale on y va à l’instinct ; donc ce sont forcément des
émotions fortes qui nous traversent ou bien des tracas du quotidien. On aime bien se dire que chacun y entend des choses différentes. Et si le public retrouve une identité forte derrière tout ça,
alors on se dit qu’on a réussi notre pari.
7. J’ai de surcroit le sentiment que notre ville d’Amiens, les lieux arpentés et personnes croisées/fréquentées imprègnent assez clairement l’opus, j’ai bon ?
Tu es fin observateur 😉 En effet, Amiens, sa scène musicale, son ciel gris caractéristique, et nos ami.e.s et connaissances sont forcément des sources d’inspiration pour nous. C’est particulièrement
flagrant dans notre dernier clip, « Le Passant », qui a été pensé avec un véritable casting de stars locales !
8. Vos clips sont plus qu’intéressants, j’ai là aussi l’impression qu’il s’agit d’un contenu que vous « soignez » particulièrement. Qu’avez-vous pu exprimer, jusqu’alors, par le biais de vos clips et quelle est votre « recette » pour y parvenir au mieux ?
Dans nos clips on essaye justement d’illustrer des choses qui nous sont personnelles. On a fait le choix de se mettre en scène dans nos deux premiers clips, « Record » et « Pars, pars ! », soit de manière poétique (ralentis, sourires, jeux de regards…) soit avec humour (fausse bagarre, panne de voiture, petites galères…). Dans notre dernier clip, on a choisi de s’entourer de personnes qui incarneraient mieux que nous ce qu’on avait à dire. C’est aussi ça qui fait la qualité de nos clips; on a la chance de pouvoir s’entourer de personnes compétentes, qui ont un vrai regard artistique et qui sont également nos amies dans la vie, comme le sont Yulen Iriarte Arriola ou encore Jules Marquis.
On a aussi beaucoup de copain.e.s qui sont prêt.e.s à nous filer la main, que ce soit en tant que figurant.e.s ou en tant que technicien lumière, maquilleu.r.se… C’est une vraie chance quand on veut mener à bien nos projets.
9. Dans 2 jours se profile la date locale « avec tous les copains/copines eud’ vant vos faces », à la « Lune », avec Humour. Elle est très attendue je présume ? Qu’en attendez-vous, comment l’avez-vous préparée ? Et si vous répondez à la question après le show, comment avez-vous vécu de dernier ?
On est très content.e.s de cette date, qu’on attendait avec beaucoup d’excitation ! Ça faisait un moment qu’on avait pas joué à Amiens donc cette date était idéale pour commencer à défendre l’album. On s’y est bien préparé avec une résidence de 3 jours à La Lune des Pirates, avec Manu au son et Illan à la lumière, qui nous ont bien aidés à imaginer un live aux petits oignons.
10. Bon, vous l’avez écouté le nouveau Kim Gordon ? S’agirait qu’elle débute enfin cette interview…
C’est une question ? ahah

