Ayé et oyez revoilà Swirls, intact en impact. Les nantais avec un deuxième album plein d’allant libèrent un rock tapageur aux mélodies porteuses, inflammables. Short fuse allume la mèche en premier, d’abord clair. Il s’emballe ensuite, ses guitares tissent de beaux plans. Neverland, de ses ruades post-punk, confirme. Les voix s’y lient, l’énergie l’emporte. Leave it to me, légèrement cold, suinte lui aussi la vigueur, la folie jugulée. Le chant de Sam se reconnait, le morceau se tempère puis trace une fin alternée. L’équilibre est juste. Currents, cold-pop de millésime, complète le tableau avec prestance. A car or a guitar, fonceur et riffeur, l’imite avec entrain. Swirls fait bien les choses, porteur de trames convaincantes. Powerstation griffure lui aussi, il va de soi que la frappe affichée plaide en faveur du groupe.
Can’t do without, qui m’évoque quelque part The Wedding Present, se fait à son tour valoir. Sleep, loin de l’endormissement, semble se brider, sur le fil, mais c’est pour mieux filer ensuite. Swirls excelle. Daytime drinking galope, on a souvent à faire à des plages appuyées. Efficace est l’album, dénué de faiblesses. Sous les deux minutes Daytime drinking assaillit, puis Numb de ses tentes plus poppy enchaine prestement. De guitares rock (‘n roll) à des abords (faussement) polis, la chanson se retient, entendez par là reste en mémoire. Il incombe à I love me d’en finir, ça se fait dans le vitaminé. De A à Z Surge persuade, rageur, mélodieux sans ennuyer, pour poser une seconde banderille décisive sur le parcours de Swirls.


