Ca débute par l’irruption de Bob, batteur de son état, avec qui sur le pavé du quai Bélu j’échange sur le vie de zik et le satisfaction de voir les choses se matérialiser après de conséquents efforts, évoquant entre autres ce Louche impeccable pondu par son groupe Mega Surf (au dessus des modes, qu’il dédaigne). Arrivent alors Pierre, dessert en main et ne sachant qu’en faire, puis le reste de la clique. De les voir je me réjouis, à l’intérieur de la Lune leur stand de merch brillotte. Et présentement, j’écoute ETENESH WASSIÉ. Trop bon. Digression, mais aussi passion. Au guichet j’ai appris, via l’avenante Joséphine ce phare dans la nuit de mars, que j’allais pouvoir zyeuter Angine de Poitrine programmé bientôt sous les voûtes lunaires. Grand merci! Je passe en termes d’audition à The Wooden Wolf, à la tristoune folk chatoyante. Digression, deuxième édition. Allez la Lune (s’) ouvre, dans les enceintes c’est 90’s avec Suede, Blur puis Deftones. Me revient en mémoire ce jour de 1995 où abordé par une sémillante fille de médecin à la terrasse du Queen’s, en mode « Mon père a soigné ton père, tu me payes un café? J’écoute Supergrass, les Beastie Boys etc… », je restai coi de surprise. Damned, les souvenirs…bref j’ai claqué mon t-shirt Mega Surf rouge histoire eud’changer. Le pote psy accoste, Mega Surf justement foule la scène.


Mega Surf
Fichtre! Comme une Evidence le rock en brisures de Mega Surf impacte le peuple, les guitares ciselées ou en bourrasques des amienois font foi. En aficionado j’en hoche de contentement le dos, saisi par une enfilade de morceaux ingénieux et impétueux. Qui disent, à plusieurs, ce que tout un chacun ne penserait peut-être que tout bas. Le style est audible, la marque Mega Surf déposée. Les encombres de l’existence, scandées, se font bien plus légères. Une louche de dissonance, des flux rythmiques soudain breakés, un refus ouvert du format fermé font de Mega Surf une précieuse formation. Hors-cadre, le quatuor conjugue ressenti, mélancolie, accès de fièvre et méandres cold (Invasion) avec une dextérité désormais connue. Sa recette le distingue, maîtrisée. « Très sympa » me glisse le copain ‘sycologue et venant de lui, il s’agit là d’un réel compliment. Il me faut ce Louche, en physique, mais aussi ce t-shirt violet si beau qu’en en étant muni je retrouverais presque mon lustre d’antan. N’exagérons point. Mega Surf, lui, livre un gig majeur. Pars!, Pars! est mon standard, à l’instar de la collection du soir il conjugue tout ce que j’aime. Le Passant, de ses écrits-rejet, me touche aussi grandement. Je surnage, porté par une team aux cimes. Terminé c’est plié, veni vidi vici. J’ai fait latin, jusqu’en 3ème.


Mega Surf
Revigoré on se réhausse d’une marche, Humour de ses assauts façon offensive du Celtic face à Heart of Midlothian dégèle un post-hardcore intense et jubilatoire, que des mélopées soignées incrustent. Il braille, rageur, entre Turnstile et Fugazi ou encore At the Drive In mais dans une approche bien à lui. Là aussi je gigote, vivement même. Ces dates-là c’est pour oim, y’a même des refrains qu’on se garde dans la cafetière et en toute objectivité, Humour a tout pour plaire. La furie, les ornements bellots, l’ouverture d’un registre où j’entends parfois, itou, nos Lysistrata favoris. Ah, demain enfin ce jour se finalise mon dossier de DE. Ambulancier, histoire de perdurer dans l’humain. Et ouais, une bifurcation de plus. Se renouveler, ne jamais d’apprendre cesser. Dans l’attente Humour me transporte (ha ha…), assène lui aussi des ruées variables sans inertie aucune. Il a du relief, de l’identité. Oh, hier aussi me suis pointé à la Malle à Disques, direction la session d’écoute du dernier Morrissey. J’en suis ressorti bien doté. Digression, fin du chapitre.


Humour
Dans les murs d’ici Humour joue en bloc, les briques en rougeoient si si j’ai vu ça de mes propres yeux couz’! Y’a bon vraiment, les gaillards de Glasgow font sensation et le passage de Jimmy nous aura offert une belle carte postale vantant les deux lieux lunaires prochains, à surgir de terre pour celui à venir. Ca promet. De l’indé, du niché, de l’underground. Learning Greek, le petit dernier du gang écossais, étaye une prestation élevée. Laquelle, même dans ses instants de retenue, continue à porter. Tom Taup’s devant, en fosse, bouscule avec bienveillance le reste de l’assistance. Il m’a tout l’air d’aimer, on ne l’en démentira pas, le set d’ Humour. La trouvaille est d’importance, il importe d’en remercier la Lune et à l’heure de plier bagages j’observe du coin de l’œil droit, en bas de l’escalier, un merch qui visiblement a perdu en matière. J’en suis heureux, Mega Surf le mérite et son live couplé à la perf’ haut de gamme d’ Humour nous aura permis un nouveau temps fort bienfaisant pour nos âmes.


Humour
Photos Will Part en Live!, auteur de l’article…
