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    Home»ARTICLES»Chroniques»Gus Englehorn « The Broken Balladeer » (Autoproduit, 27 février 2026)
    Chroniques

    Gus Englehorn « The Broken Balladeer » (Autoproduit, 27 février 2026)

    Will DumWill Dum03/03/2026
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    Ancien snowboarder professionnel transformé en prophète psych-pop nomade, le prolifique Gus Englehorn n’a de cesse, depuis son premier album paru en 2020, de faire muer son registre, indé, large et ouvert. The Broken Balladeer, son quatrième jet, aligne les trésors mélodiques, parfois plus bruyants. Il fait merveille. Hounds Are Out l’ouvre dans un ton folk-indie patiné, de chœurs enchanteurs. Remarquable, tout comme Better Watch Your Step qui vif, truffé de sons excités, contribue à rendre l’issue plus attractive encore. Il retombe, chatoyant, avant de reprendre sa course. Horse Hair Purse, « psychélégant », suit en fusant doucement. Il y a chez ce type, talentueux, une douceur écorchée superbement mise en scène. Sans fard ni artifice. Suburban Garden Of Eden en fait montre, grondant, bridé. Les voix s’y mêlent, sa montée griffure. Rattler’s Hum, après ça, obsède avec ses motifs répétés. Il hypnotise.

    On reste, à ce The Broken Balladeer, suspendu. Pepperina le fait rocker, son chant délire. Une fois de plus le contenu séduit, sans défauts. Drown It Out file paisiblement, avec éclat. In The Gorge se déploie sans hâte, ses guitares menacent. Il sème un mid-tempo insidieux, faisant mouche à son tour. Son refrain reste en tête, irrémédiablement. How Many réinjecte ensuite une force rock bienvenue, recouverte de sonorités bien trouvées. L’excellence est de rigueur, Sound Of Syrup et ses airs de Boo Radleys apaisés le démontre. Sea Shore, d’abord subtil, s’anime dans la grâce. Les histoires de Gus Englehorn touchent, sa vérité plaide pour lui. Quand l’éponyme The Broken Balladeer clôt gentiment la collection, orné d’un piano sobre, on aura élu sans aucune hésitation The Broken Balladeer et sa suite de morceaux accomplis.


    ©Estée Preda

    Gus Englehorn The Broken Balladeer
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