Lézard est belge me semble t-il, et c’est déjà bon signe. Entre les styles il se faufile, dessinant pour nous treize titres fous. Punk -j’ai initialement écrit pink- et disco, funky et post-punk, agité, glam, new-wave et sans trop de limites, le groupe suscite la danse. Coltrane & XTC, secoué, bien nommé, insinue les premiers frétillements. Les synthés y font les fous, le chant vire au barje. Excellent, et puis des mélodies s’incrustent. Du Gang of Four, joué par les Dead 60’s. Ou à peu près. Manifastique, tout aussi pétillant, sert des vrilles addictives. La folie géniale de Lézard fait mouche, accentuée par ce Happy entre B 52’S et Devo. Ou à peu près, comme déjà dit plus haut. Pop Pop Pop Pop Pop Pop Pop Stop, à la Blondie, emprunte une voie plus posée mais pas moins charmante, s’énervant en sa fin. Excellent. Person Of Consistency l’est tout autant, lors du cycle Belgique de la Péniche Célestine Lézard aurait à coup sur fait un carton. Person Of Consistency déjante, les chants à plusieurs font forte impression.
Que Se Passe-t-il, éponyme, me fait penser à Talking Heads. Mais qu’est-ce que c’eeeeest ??? C’est Lézard frérot, et pour le coup ça sings in French and English. J’adore, le morceau accélère et sonne comme un p+++++ de tube. How Does It Feel? scratche je crois bien, hip-hop, fonk aussi et many others. La fusion de ceux-là sort de ses gonds, et c’est ça qu’est bon. Rock & Roll (Don’t Let The Rock Roll U), rock bien sûr mais groovy aussi, marque à son tour l’auditeur. Ses guitares funkent, il se dansera jusqu’à tard. Ses basses ondulent, puis Party In The U.S. of E. prend la suite, serpentant merveilleusement. Love Is In The Air Tonight ah ben pas qu’un peu et c’est en l’occurrence une atmosphère déliée, funk et tarabiscotée, qui fait remuer nos fessiers. Le Français revient, greffé à une compo d’excellence.

©Aline Deruytter
Mis en joie on poursuit les trémoussements, le classieux et aérien Wonder What They Said incite plutôt à valser peinard. Juste trop beau. Dance Tonight, auquel on obéira toute séance tenante, sème loopings et allant décisif. Je bougeotte diablement, smile on my lips, sur mon fauteuil de bureau qui heureusement, peut tournoyer. Nothing at All ne calmera sûrement pas mes gesticulations, tant il groove et démanche. Ses gimmicks et sa dynamique raflent la mise, son patchwork haut en couleurs et vocaux alliés fous à lier le hissent aux cimes et parallèlement à cela, s’en viennent clore une galette à la folle fête, remplie jusqu’à la gueule de morceaux de haut(e) vol(tige).
